L’ACC appelle à de nouvelles mesures pour réduire la pénurie de chauffeurs

Nicolas Trépanier

L’Alliance canadienne du camionnage (ACC) et d’autres associations professionnelles réclament de nouveaux efforts fédéraux pour lutter contre la pénurie de chauffeurs.

Lundi, les groupes ont rencontré Carla Qualtrough, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’intégration des personnes handicapées, pour discuter du problème.

«L’ACC a souligné la nécessité d’élaborer des plans pour attirer des travailleurs nationaux et étrangers dans notre industrie, en plus d’aborder le besoin d’investissements fédéraux dans les programmes de formation dans le secteur du camionnage», a déclaré Jonathan Blackham, directeur des politiques et des affaires publiques à l’Alliance canadienne du camionnage.

«Nos membres font bouger l’économie de la nation. Alors que la pénurie de main-d’œuvre commence à être vraiment problématique, ceux qui font partie de la chaîne d’approvisionnement canadienne en ressentiront bientôt les répercussions si elle n’est pas réglée.»

L’industrie du camionnage affichait le taux de postes vacants le plus élevé de toutes les industries canadiennes, avec une moyenne de 6,6 % en 2018, soit plus du double de la moyenne canadienne, selon une récente enquête sur le travail.

Les postes vacants de camionneurs ont plus que doublé depuis 2016, avec 22 000 emplois disponibles en 2018.

«Ce n’est pas une pénurie prévue, c’est une pénurie réelle de 22 000 travailleurs», a déclaré M. Blackham.

Près de 7 % des chauffeurs de camions ont 65 ans ou plus, ce qui signifie que les gens quittent le secteur du camionnage plus rapidement que toute autre industrie.

Parallèlement, la part des nouveaux entrants est en baisse, avec seulement 9,5 % des camionneurs au Canada âgés de moins de 30 ans, comparativement à 24 % de l’ensemble de la population active canadienne.

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