L’ACC réclame des normes nationales pour les caméras de bord et une surveillance des camions 24 heures sur 24, 7 jours sur 7

L’Alliance canadienne du camionnage (ACC) réclame des normes nationales encadrant les caméras orientées vers l’avant à bord des camions, l’exploitation 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 des postes d’inspection, ainsi qu’une surveillance accrue des transporteurs qui n’ont jamais fait l’objet d’un audit de sécurité sur place.

L’ACC a demandé au Conseil des ministres responsables des transports et de la sécurité routière de mettre en place un processus de collaboration entre les gouvernements et l’industrie qui permettrait de transformer certaines initiatives provinciales en matière de sécurité en cadres nationaux.

(Photo : BCTA)

L’une des premières initiatives ciblées est celle de la Colombie-Britannique, qui travaille à l’élaboration d’un cadre réglementaire pour les caméras orientées vers l’avant à bord des véhicules commerciaux lourds. L’ACC souhaite que l’initiative britanno-colombienne serve de projet pilote en vue de l’établissement d’une norme nationale, soutenant qu’une approche harmonisée permettrait d’éviter que des règles différentes d’une province à l’autre ne créent de nouvelles barrières au commerce intérieur.

«Le travail de la Colombie-Britannique sur les caméras orientées vers l’avant constitue une excellente base, mais les réglementations en matière de sécurité ne devraient pas s’arrêter aux frontières provinciales», a déclaré Dave Earle, président et chef de la direction de la B.C. Trucking Association (BCTA).

L’ACC propose la création d’un groupe de travail conjoint entre les gouvernements et l’industrie, d’une durée de 12 mois, qui serait chargé d’élaborer un cadre national pour les caméras et de s’attaquer à ce qu’elle considère comme des lacunes dans la surveillance de la sécurité des transporteurs.

L’Alliance réclame également une transition vers une exploitation 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 des postes d’inspection des camions, affirmant qu’une surveillance en continu empêcherait les transporteurs non conformes de planifier leurs déplacements de manière à éviter les postes de pesée lorsqu’ils sont fermés.

Une autre priorité concerne la cote de sécurité «Satisfaisant – non audité» attribuée aux transporteurs. L’ACC affirme que plus de 80% des flottes canadiennes n’ont jamais fait l’objet d’une vérification de sécurité sur place, ce qui constitue, selon elle, un important angle mort en matière de surveillance, alors que les gouvernements travaillent à la mise en place d’une base de données nationale intégrée sur la sécurité des transporteurs routiers.

L’ACC souhaite qu’un plan soit mis en place pour s’attaquer à la catégorie des transporteurs non audités, afin que les renseignements intégrés au système national reposent sur des données opérationnelles vérifiées.

Selon l’ACC, ces propositions s’inscrivent dans la foulée de la collaboration récente entre les gouvernements et l’industrie du camionnage concernant les barrières au commerce intérieur et le problème de classification erronée des travailleurs lié au modèle Chauffeur inc.

«Notre message au Conseil des ministres est clair : nous devons maintenir cet élan et poursuivre sur la lancée des progrès importants que nous avons déjà réalisés ensemble», a déclaré Scott Tilley, récemment nommé président du conseil d’administration de l’ACC.

«En collaborant pour passer à une surveillance routière 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et pour régler les problèmes liés à la cote “Satisfaisant – non audité”, nous protégeons les transporteurs conformes, éliminons les avantages concurrentiels injustes dont profitent les exploitants non conformes et, surtout, rendons les routes canadiennes plus sécuritaires pour tous.»


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