L’ACQ et les milieux d’affaires plaident pour maintenir en emploi les travailleurs immigrants déjà intégrés
L’Association du camionnage du Québec (ACQ) a joint sa voix à celle du Conseil du patronat du Québec (CPQ) et à 17 autres associations sectorielles pour interpeller les gouvernements provincial et fédéral sur la nécessité de mieux arrimer les politiques d’immigration aux réalités du marché du travail.
En conférence de presse plus tôt aujourd’hui, le CPQ et ses alliés ont fait valoir que, dans plusieurs secteurs, des travailleurs déjà présents au Québec, formés et pleinement intégrés en emploi contribuent activement à notre économie.

Or, faute de mécanismes adaptés, plusieurs d’entre eux se retrouvent dans une situation paradoxale, dit le regroupement d’employeurs : contraints de quitter leur emploi et le pays parce qu’ils ne peuvent renouveler leur permis de travail, alors même que les besoins de main-d’œuvre demeurent criants dans toutes les régions du Québec.
« Tous les acteurs qui vous interpellent aujourd’hui dépendent du camionnage pour exercer leurs activités au quotidien. Notre secteur a un rôle clé à jouer dans le renforcement de la souveraineté économique et industrielle du Canada », a déclaré Marc Cadieux, président-directeur général de l’ACQ.
« Une véritable fenêtre d’opportunités s’offre à nous. Ces perspectives favorables ne peuvent être freinées par le bras de fer entre Québec et Ottawa sur le sujet de la main-d’œuvre étrangère. Tous doivent prendre leurs responsabilités et soutenir une vision politique claire, dans un agenda cohérent », a ajouté le porte-parole de l’industrie du transport par camion.
Au gouvernement du Québec, à travers le retour du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), les employeurs demandent de saisir l’occasion créée par les ajustements fédéraux pour adapter rapidement les seuils, afin d’assurer, pour chacune des deux prochaines années, la rétention d’au moins 10 000 travailleurs supplémentaires déjà présents sur le territoire, formés et pleinement intégrés en emploi, qui contribuent directement à la vitalité de l’économie québécoise.
Au gouvernement fédéral, ils demandent d’ajuster les exigences du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) afin de permettre le renouvellement du permis de travail de l’ensemble des travailleurs déjà présents au Québec – quel que soit le secteur d’activité ou la région – lorsque l’employeur en démontre le besoin.
Outre le secteur du camionnage, des sphères d’activité telles que le pharmaceutique, le commerce de détail, le tourisme et l’hôtellerie, la construction et l’industrie manufacturière ont joint le mouvement piloté par Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du Conseil du patronat du Québec.
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