Le gars de chars: Wally Horodnyk

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Wally Horodnyk réinvente la manière de transporter les voitures d’exception

Wally Horodnyk, le fondateur de TFX International qui se spécialise dans le transport de voitures de luxe, dit que c’est l’une des raisons qui l’ont poussé à démarrer son entreprise.

« J’ai toujours voulu être entouré de belles bagnoles, mais je n’avais pas l’argent pour ça dans mes jeunes années. Puis je me suis dit : “Tiens! Voilà la façon d’avoir les clés d’une Bugatti”. »

De nos jours, M. Horodnyk et son entreprise dominent le marché du transport de voitures au Canada, transportant environ 11 000 véhicules par an pour le compte de marques de grand luxe, de maisons d’encans de voitures de collection telles que Barrett-Jackson ou de collectionneurs privés. M. Horodnyk a eu le privilège de transporter et de prendre soin de certains des véhicules les plus uniques au monde, de la Batmobile en passant par une cargaison de Shelby Cobra d’une valeur de 40 millions $.

Depuis ses débuts en 1987, alors que M. Horodnyk a constaté que pratiquement personne ne savait transporter des voitures, TFX est passée de cinq à 30 camions, grâce à des innovations en matière de protection des autos et à un engament constant à l’égard du service à la clientèle. « Nous sommes un service cinq étoiles », déclare M. Horodnyk. « On ne transporte pas de la pacotille. On transporte des voitures. Les voitures sont la deuxième plus importante dépense des gens et ils les adorent. Ce sont comme leurs bébés. »

Assurer la protection des voitures qui lui sont confiées a toujours été l’obsession de M. Horodnyk. Le premier contrat de transport d’auto de cet ancien déménageur était une voiture qu’il avait pris soin d’emmitoufler dans des couvertures de déménagement pour éviter qu’elle soit endommagée dans la remorque ouverte pendant le trajet depuis Detroit. Et même si, ironiquement, la Honda en question était destinée à des tests de collision, cet objectif de procurer la meilleure protection qui soit à ses cargaisons a inspiré à M. Horodnyk plusieurs innovations en matière de transport de véhicules. « Nous avons inventé une foule de choses sur nos remorques qui sont désormais de l’équipement standard parce que les constructeurs les adorent », dit-il. « Ils les vendent partout. Nous ne les avons pas brevetées. »

Le chargement à niveau est crucial pour les voitures exotiques à très faible garde au sol, alors M. Horodnyk a mis au point un caisson permettant de soulever et de faire entrer la voiture dans la remorque sans avoir à utiliser de rampes. Il a également conçu un « plancher Ferrari » pour les remorques étagées. Plutôt que de
conduire la voiture dans une pente, le plancher à niveau s’abaisse de 18 pouces une fois que le bolide est chargé, évitant toute égratignure ou autre forme de dommage à la peinture ou à la fibre de carbone d’une voiture à un million de dollars.

Dans un milieu où abîmer le museau d’une Ferrari peut coûter 30 000 $ et où un nouvel embrayage représente une dépense d’environ 20 000 $, la capacité de conduire une auto bien à niveau jusqu’à ce qui est en quelque sorte son espace de stationnement réduit le risque et accroît la satisfaction de la clientèle.

« Nous devons nous assurer que tout soit fait correctement », ajoute M. Horodnyk. Cela signifie le recouvrement du volant, des tapis de sol, des housses de sièges à couvertures de protection faites sur mesure, des pare-chocs de portières et des pellicules de plastique à l’extérieur pour protéger la voiture d’une éventuelle fuite provenant d’une compagne de voyage. « Ça représente des coûts supplémentaires pour nous. Mais le service à la clientèle n’a aucune limite ici », ajoute-t-il.

À titre de leader canadien du transport de voitures, M. Horodnyk sait bien que tout le monde connaît la nature de ce qui se trouve dans les remorques TFX croisées sur la route. Mais il ne s’en fait pas avec la sécurité. Après avoir été victime de vols à la maison et sur la route, il a installé en 2000 des systèmes de verrouillage à distance et de géoblocage de sécurité sur ses camions. « Je me suis juré que ça ne m’arriverait plus jamais », dit-il. Et ce n’est plus arrivé.

Il est plutôt pointilleux en matière d’embauche. Environ un candidat sur 10 a ce qu’il faut pour être un chauffeur TFX, estime M. Horodnyk. Ils doivent disposer d’au moins cinq ans d’expérience de conduite, notamment en zones montagneuses, adorer les voitures et être de nature sociable. Sans oublier : « Vous ne pouvez pas travailler ici à moins de réussir un test avec une manuelle à 13 vitesses », ditil. Lorsqu’un nouveau chauffeur est embauché, il passe habituellement par une période de formation d’au moins trois mois, souvent avec M. Horodnyk en cabine.

TFX est née parce que M. Horodnyk a su voir une opportunité dans le transport de voitures à une époque où personne d’autre n’en faisait, mais l’extraordinaire réussite de l’entreprise est attribuable à la manière avec laquelle il a su combiner sa créativité avec sa détermination à n’offrir que le meilleur à sa clientèle. « Nous nous concentrons sur une seule chose. Lorsqu’un client se présente, vous laissez tomber tout
le reste. »

Selon lui, le fait que les membres de son équipe adorent ce qu’ils font explique aussi le succès de TFX. « Tout le monde peut constater le service à la clientèle qui est offert. L’unique priorité est de prendre soin du client. C’est la seule chose à faire. »

C’est sa famille qui gère désormais l’entreprise, mais M. Horodnyk n’est jamais bien loin, « en train de faire de la soudure et toutes sortes d’autres choses. Je ne suis qu’un petit rouage de la grosse machine. »

« J’ai 30 camions, mais pourtant tout le monde me connaît. Je suis peut-être tout petit, mais lorsque vous pensez transport de voitures, vous pensez TFX », dit-il. « Nous pouvons nous retourner sur une pièce de dix sous. Je crois que c’est pour ça que nos clients nous aiment tant. »

 

 

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