Les associations sonnent l’alarme face à une grève imminente au Port de Montréal

Un climat d’incertitude règne au Port de Montréal à la suite de la rupture des négociations entre l’Association des employeurs maritimes (AEM) et les débardeurs représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) le 17 février.

Les médiateurs nommés par la ministre fédérale du Travail, Filomena Tassi, ont constaté, après sept jours de discussions, que les parties étaient trop éloignées dans leurs demandes.

(Photo: Port de Montréal)

(Photo: Port de Montréal)


L’Association du camionnage du Québec (ACQ), le Conseil du patronat du Québec (CPQ), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) ont réactivé la cellule de crise qui s’était formée l’été dernier lors du conflit de travail au Port de Montréal. 

Marc Cadieux, PDG de l’ACQ, a contacté le lieutenant politique du Québec, Pablo Rodriguez, et le ministre provincial du Travail, Jean Boulet, pour les aider à trouver une solution.

«Nous convenons qu’une nouvelle grève serait catastrophique et que tout doit être fait pour éviter que la situation de l’été 2020 ne se répète», a déclaré M. Cadieux.

«Un arrêt des opérations portuaires et un détournement de marchandises vers des ports concurrents et plus éloignés ont des répercussions directes et importantes sur l’économie du Grand Montréal, pour les entreprises canadiennes qui dépendent du commerce international et, ultimement, pour l’approvisionnement en biens et produits pour les citoyens. «

D’autres associations de la chaîne d’approvisionnement ont exprimé des préoccupations similaires.

«La possibilité imminente d’un autre conflit de travail au Port de Montréal représente une menace grave pour la ville de Montréal, pour la province et pour l’ensemble de l’économie canadienne» , affirme Bruce Rodgers, directeur général de l’Association des transitaires internationaux canadiens.

«Nous n’avons pas encore complètement récupéré de la grève du port en août dernier, laquelle a, selon Statistique Canada, coûté 600 millions de dollars en ventes aux grossistes », précise M. Rodgers. « Une nouvelle interruption des activités planterait certainement un couteau dans l’économie canadienne.»

Il a indiqué que les clients font déjà passer leurs marchandises par d’autres ports en prévision d’une nouvelle grève.

«C’est très grave pour Montréal parce qu’une partie de ce trafic pourrait ne pas revenir. C’est encore pire pour les importateurs et les exportateurs qui dépendent du Port : les autres routes commerciales ne permettent pas de répondre à la demande. Si la grève se concrétise, des retards très importants s’accumuleront et des occasions affaires seront manquées. »

« Les activités portuaires sont essentielles pour assurer le bon fonctionnement de l’économie et l’approvisionnement adéquat en aliments, en ÉPI et en autres articles nécessaires. Les travailleurs de transport maritime ont été reconnus comme étant des travailleurs essentiels et il faut absolument éviter que cette impasse puisse prendre la chaîne d’approvisionnement en otage. »

Il a souligné que les clients transféraient déjà leur trafic vers d’autres ports en prévision d’une nouvelle grève.

«C’est très grave pour Montréal car une partie de ce trafic peut ne pas revenir. Mais c’est pire pour les importateurs et les exportateurs qui dépendent du port – les itinéraires alternatifs ne sont pas en mesure de répondre à la demande. Si la grève se poursuit, nous constaterons des retards et des pertes d’activité à un niveau très important. »

«Les activités portuaires sont essentielles au bon fonctionnement de l’économie et à l’approvisionnement en nourriture, en EPI et en vaccins. Les travailleurs du transport maritime ont été considérés comme des fournisseurs de travailleurs essentiels et cette impasse du travail ne peut pas être autorisée à tenir la chaîne d’approvisionnement en otage », a-t-il ajouté.

Steve Bouchard écrit sur le camionnage depuis plus de 20 ans, ce qui en fait de loin le journaliste le plus expérimenté dans le domaine au Québec. Steve est le rédacteur en chef de l’influent magazine Transport Routier, publié par Newcom Média Québec, depuis sa création en 2000. Il est aussi le rédacteur en chef du site web transportroutier.ca, il agit comme rédacteur conseil du magazine L’automobile et il contribue aux magazines Today’s Trucking et Truck News.

Steve rédige aussi le bulletin électronique de Transport Routier, Les nouveautés du routier, et il participe à l’élaboration des stratégies de communication pour le salon ExpoCam de Montréal, propriété de Newcom.

Steve est détenteur d’un permis de conduire de classe 1 depuis 2004 et il est le seul journaliste de camionnage au Québec à avoir gagné des prix Kenneth R. Wilson de la Presse spécialisée du Canada, l’or et l’argent deux fois chacun.

Steve a occupé la présidence et la présidence du Conseil du Club des professionnels du transport du Québec et il représente les médias au comité des fournisseurs de l’Association du camionnage du Québec. En 2011, il a reçu le prestigieux prix «Amélioration de l’image de l’industrie» remis par l’Association du camionnage du Québec.

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