Les conservateurs veulent assouplir le cabotage Canada-US

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Signe que la campagne électorale fédérale est bel et bien lancée : les conservateurs d’Andrew Scheer passent à l’offensive sur les plans environnemental et du transport par camion, en s’engageant notamment à revoir les règles de cabotage entre le Canada et les États-Unis.

Les conservateurs promettent d’impliquer les acteurs du transport transfrontalier dans ces démarches s’ils sonr portés au pouvoir.

Dans le cadre du système actuel, il est interdit de repositionner une remorque vide d’un point à l’autre lorsqu’elle se trouve en sol étranger. Par exemple, un transporteur Américain ne peut déplacer l’une de ses remorques vides d’un terminal canadien à un autre et un transporteur canadien fait face aux mêmes limitations pour ses remorques qui se trouvent aux États-Unis.

Cela fait en sorte que des centaines de tracteurs doivent se déplacer non attelés (bobtail) après avoir effectué une livraison, pour se rendre à leur prochain point de rendez-vous. Tous ces kilomètres parcourus sans générer de revenus représentent autant de carburant brûlé pour rien et de casse-têtes logistiques pour les flottes impliquées.

L’Alliance canadienne pour le camionnage (ACC) applaudit cette proposition de modification. L’ACC précise par ailleurs qu’une analyse qu’elle a menée conjointement avec l’American Trucking Associations (ATA) en vient à la conclusion qu’au moins 25% des mouvements de transport transfrontaliers bénéficieraient d’une telle mise à jour des règles de cabotage.

Toujours selon cette analyse, plus de 100 millions de dollars par an seraient ainsi économisés chaque année en carburant gaspillé et autres coûts afférents. Des tonnes de gaz à effet de serre (GES) cesseraient aussi d’être émises dans l’atmosphère.

« Cette proposition démontre qu’il existe d’excellentes options pour réduire l’empreinte carbone de l’industrie du camionnage et améliorer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement, renforçant ainsi les liens commerciaux entre le Canada et les États-Unis », déclare Lak Shoan, de l’Alliance canadienne du camionnage.

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