Les contrôleurs routiers adoptent leur nouvelle convention à 73%

Les membres de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ) ont finalement approuvé à 73% l’entente de principe négociée par leur exécutif syndical afin de renouveler leur convention collective.

Bien que l’exécutif ait convenu d’une entente avec le gouvernement, il était nécessaire qu’elle reçoive l’aval des membres pour devenir effective.

Contrôleur routier dans un poste de pesée
(Photo : FCCRQ)

Parmi les 293 contrôleurs routiers éligibles à voter, 277 ont exercé ce droit, soit un taux de participation de 94,5%.

Avec 198 votes favorables à l’entente de principe, celle-ci a été officiellement adoptée à 73%. La nouvelle convention prévoit des augmentations salariales et des mesures visant à faciliter la conciliation travail-famille.

Paix sociale et dossiers à surveiller en 2026

Dans sa lettre de fin d’année, le président de la FCCRQ, Jean-Claude Daignault, se dit satisfait de ce résultat.

« Nous avons aussi une nouvelle convention collective, et ce sera la première fois depuis 25 ans que nous aurons une paix sociale d’au moins deux ans », écrit-il sur le site Web du syndicat.

Parmi les dossiers que la FCCRQ dit vouloir suivre de près en 2026, on retrouve l’enquête publique du coroner sur les accidents mortels impliquant des véhicules lourds ainsi que le projet de loi 3 du gouvernement du Québec sur la transparence syndicale.

« Pour l’enquête publique du coroner, nous avons demandé à être inclus comme une partie intéressée, car il se peut que certaines personnes tentent de dissimuler ou de déformer la réalité et même essaient de diminuer notre impact. Nous visons à ce que l’intégrité de notre travail soit préservée tout en faisant valoir que nous pouvons en faire plus », précise M. Daignault.

Départ du président

Ayant obtenu la paix sociale qu’il souhaitait avec cette nouvelle convention collective, Jean-Claude Daignault peut quitter ses fonctions la tête tranquille.

En effet, son poste figure parmi les trois des cinq postes à l’exécutif qui feront l’objet d’élections par les membres en septembre prochain.

« Mon poste sera disponible, car le carillon de l’âge gagne du terrain et il sonne pour je parte à la retraite, je ne peux m’engager pour un mandat de 4 ans qui me mènerait à … 68 ans », dit-il dans son mot de fin d’année à titre de conclusion.


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