Limite à 110 km/h sur trois autoroutes ontariennes

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À compter d’aujourd’hui, les camionneurs qui quittent le Québec pour se rendre en Ontario par la 417 risquent de trouver que les voitures qui les entourent roulent encore plus vite qu’à l’habitude.

Sur 102 kilomètres de cette autoroute – de la frontière du Québec jusqu’à Ottawa – la limite de vitesse est désormais fixée à 110 km/h dans le cadre d’un projet pilote du ministère des Transports de cette province.

La nouvelle limite à la hausse est également testée sur 90 kilomètres de la 402 entre London et Sarnia ainsi que sur 32 kilomètres de la Queen Elizabeth Way (QEW), entre St-Catharines et Hamilton.

La ministre des Transports de l’Ontario, Caroline Mulroney, estime que ce sont les usagers de la route, y compris les entreprises de transport par camion, qui sont les mieux placés pour évaluer une telle initiative. « Nous voulons savoir ce que pensent ceux celles qui utilisent nos routes quant aux manières de les moderniser en toute sécurité afin de répondre aux besoins des gens », a-t-elle déclaré dans la foulée de l’annonce.

Les transporteurs qui le désirent peuvent d’ailleurs donner leur point de vue sur ce projet pilote en répondant au sondage, en français, mis en ligne par le gouvernement ontarien. Cliquez ici pour accéder au sondage.

Outre l’Ontario, six provinces affichent déjà des limites de vitesse de 110 km/h sur certaines autoroutes. La Colombie-Britannique, elle, a fait marche arrière, réduisant plutôt la limite de vitesse là où elle avait été haussée à 120 km/h après que des chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique aient établi que le nombre de collisions mortelles avaient doublé sur certaines de ces routes.

La vitesse de l’immense majorité des camions commerciaux étant limitée à 105 km/h ou moins, l’impact de la hausse de la limite sur certaines routes ontariennes devrait être mineur. Il a été démontré à plusieurs reprises qu’un poids lourd qui circule à plus de 100 km/h coûte plus cher en carburant que la valeur du temps que cela permet de gagner.

La donne pourrait cependant changer avec l’introduction imminent des dispositifs de consignation électroniques (DCE, ou « logs électroniques ») au Canada, et la pression qu’éprouveront certains transporteurs à arriver à destination quelques minutes plus rapidement qu’à l’accoutumée.

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