L’imprécision de Revenu Canada dénoncée par les PME

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Vous connaissez l’expression « la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite »? C’est l’impression qu’ont bien des petites et moyennes entreprises membres de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Il y a de quoi faire sourciller quand on compte sur l’efficacité des gens du fisc pour éclairer les entreprises de camionnage sur la révision des mesures d’amortissement de l’équipement de transport ou épingler les fraudeurs de type « Chauffeur Inc. ».

La qualité du service et de l’information que le centre d’appels de l’Agence du revenu du Canada (ARC) fournit aux propriétaires de PME se serait détériorée depuis 2017, comme le montre la 4e édition de l’Évaluation du centre d’appels de l’ARC publiée par la FCEI. Ce document peut être téléchargé gratuitement en cliquant ici.

Après 200 appels effectués auprès de l’ARC par des « clients mystère », la note du centre d’appels est passée de « C- » à « D ».

« Pour évaluer l’Agence du revenu du Canada, nous avons posé aux agents du centre d’appels des questions fréquemment posées par les propriétaires d’entreprise, et pourtant, certaines d’entre elles ont présenté des difficultés à de nombreux agents à qui nous avons parlé », explique Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI.

« C’est très inquiétant de voir que les chefs d’entreprise qui appellent l’ARC sont souvent mal renseignés ou mis en attente pendant plus d’une heure, » ajoute-t-il.

En plus des longs délais d’attente, le degré d’exactitude des réponses fournies par les agents de l’ARC a diminué, affirme la FCEI, qui indique que les réponses étaient complètes dans seulement 60% des cas par rapport à 69% en 2017.

« Les agents ont semblé tout particulièrement désemparés par la question des règles relatives à la déduction pour amortissement révisées à la fin de 2018. En effet, seul un agent sur deux a été capable de donner une réponse complète à ce sujet et un sur quatre y a mal répondu », déplore la fédération.

« Ce type de mésinformation est non seulement une perte de temps pour les propriétaires de PME, mais elle leur coûte très cher, ce qui fait qu’ils ont moins d’argent à réinvestir dans leur entreprise ou dans leurs employés », ajoute M. Guénette.

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