L’usine de fabrication Navistar de San Antonio pose les jalons d’un avenir durable

Navistar a officiellement dévoilé sa nouvelle usine de fabrication de San Antonio, au Texas. D’une superficie d’un million de pieds carrés, elle permettra l’assemblage, sur la même chaîne de production, de camions de classe 6-8 électriques à batterie et à moteur à combustion.

L’usine, dans laquelle Navistar a investi plus de 250 millions de dollars, a officiellement commencé ses opérations en janvier et, une fois que tout le personnel sera en place cet été, elle pourra construire 52 camions par jour.

En outre, le travail effectué au Texas débouchera sur de futurs produits et permettra d’affiner les processus utilisés dans les autres installations du fabricant.

Des travailleurs installent une roue sur un véhicule alors qu’il prend forme sur la chaîne de montage de Navistar à San Antonio, au Texas. (Photo : Navistar)

Les processus de fabrication durable, par exemple, seront intégrés dans d’autres usines de Navistar à Springfield (Ohio) et à Escobedo (Mexique), dans une usine de groupes motopropulseurs à Huntsville (Alabama) et dans une usine d’assemblage d’autobus scolaires à Tulsa (Okla).

« Les choix que nous faisons aujourd’hui permettront à Navistar d’atteindre un nouveau niveau dans l’industrie du transport. C’est pourquoi nous posons les bases de l’avenir dans cette usine, car l’avenir commence par les décisions et les investissements que nous faisons aujourd’hui », a déclaré Mark Hernandez, vice-président directeur- Fabrication mondiale et chaîne d’approvisionnement.

« Nous prenons des mesures pour réduire les répercussions environnementales de nos opérations de fabrication dans le but de devenir carboneutre à mesure que nous transformons l’avenir des transports. »

Le premier véhicule à sortir de cette chaîne de montage sera un camion International eMV électrique à batterie. Une surface supplémentaire de 30 000 pieds carrés sera développée spécifiquement pour équiper ces véhicules.

Engagements environnementaux

Mais les engagements environnementaux ne se limitent pas aux seuls véhicules à émission zéro. D’ici 2030, Navistar prévoit de réduire de 20 % l’intensité énergétique de toutes ses installations aux États-Unis.

Au Texas, cela implique l’utilisation d’un éclairage DEL et de panneaux translucides pour créer un espace nettement plus lumineux que la plupart des usines de fabrication de camions. Des panneaux muraux améliorés permettent également de réguler la température intérieure.

Les chariots élévateurs fonctionneront à l’aide de piles à combustible qui, à terme, feront appel à l’hydrogène produit sur place, tandis que les véhicules guidés automatisés (AGV) électriques à batterie suivent déjà des bandes magnétiques au sol lorsqu’ils transportent des composants d’une étape de production à l’autre.

Les plans futurs prévoient également une usine de traitement des eaux usées sur le site. Même les bancs d’essai qui servent pour l’inspection finale des véhicules seront utilisés pour produire de l’électricité.

La nouvelles usine de Navistar à San Antonio est sans papier (Photo: Navistar)

Industrie 4.0

Les principes de « l’industrie 4.0 », quant à eux, permettent de connecter les outils numériques et physiques qui guident les décisions en temps réel dans l’atelier, en appuyant la production sans gaspillage, la durabilité et les efforts visant à contrôler les coûts et à augmenter la qualité des produits.

Également qualifiées de « quatrième révolution industrielle », les approches de l’industrie 4.0, qui encouragent une utilisation plus large de la fabrication informatisée, ont vu le jour en Allemagne il y a une dizaine d’années. Les principes sous-jacents aident les fabricants à comprendre les changements rapides des technologies, des industries et des processus qui découlent de l’automatisation et de l’interconnexion intelligentes.

Les signes physiques du concept sont visibles partout, depuis les outils et les scanners intelligents de San Antonio qui garantissent que les 60 000 pièces disponibles sont installées de la bonne manière sur les bons camions, jusqu’aux écrans d’ordinateur que le personnel de l’usine utilise pour obtenir des informations à chaque étape du processus d’assemblage. Il n’y a aucun papier.

Un atelier de carrosserie dernier cri offre un autre exemple de processus de production repensés. (Les photos n’y étaient pas autorisées.) En plus des tests de soudure par ultrasons et des inspections 3D automatisées en ligne, les robots Fanuc multifonctions utilisés pour l’encadrement, la distribution et la soudure permettent d’effectuer le travail dans un espace plus réduit dans l’usine. Tout cela nécessite un tiers des employés requis dans un atelier de carrosserie traditionnel.

Sur la chaîne de production elle-même, les employés peuvent utiliser un système de notification et de messagerie automatique Andon pour demander de l’aide dès que cela s’avère nécessaire. Si les réponses n’arrivent pas dans un délai de 7 minutes et demie, la chaîne peut être arrêtée afin d’éviter les défaillances critiques.

Parc de fournisseurs et centre technologique

Et ce n’est pas tout.

Sept fournisseurs ont déjà exprimé leur intérêt à s’installer dans un parc de fournisseurs adjacent.

Un centre de technologie avancée distinct, situé à 13 km de l’usine, servira à accélérer les technologies émergentes et de l’industrie 4.0 dans le secteur du camionnage commercial, de dire Navistar au sujet des plans de développement, de test et de validation des produits. Il jouera également un rôle central dans les travaux sur les composants zéro émission, les logiciels et les technologies autonomes.

Il est déjà utilisé pour l’intégration des nouveaux employés dans le cadre de processus d’orientation de deux semaines qui couvrent des leçons sur des sujets tels que les principes de fabrication sans gaspillage.

L’usine de Navistar crée près de 600 emplois à San Antonio, au Texas. (Photo : Navistar)

« Le ciel est la limite pour nous », a déclaré M. Hernandez, parlant du travail à San Antonio et de la façon dont il établira les bases pour le travail futur.

« Nous investissons pour l’avenir », a ajouté Mathias Carlbaum, président et directeur général, suggérant que l’industrie du transport connaîtra plus de changements au cours de la prochaine décennie qu’au cours des 100 dernières années.

L’usine de San Antonio apportera plus de 600 emplois à la région, comparativement à près de 500 aujourd’hui.

Navistar prend aussi des engagements en matière de diversité, d’équité et d’inclusion.

« La culture que nous construisons dans notre usine de fabrication de San Antonio est une culture qui valorise la sécurité, la qualité, l’éthique du travail et le respect par-dessus tout », a assuré Rod Spencer, directeur de l’usine.

« Nous allons construire beaucoup de camions de haute qualité ».

Donnez votre avis

Vos données ne seront ni publiées, ni partagées.

*