Même pressés par le temps, les transporteurs n’augmentent pas la vitesse de leurs camions

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L’adoption massive des dispositifs de consignation électronique (DCE) des heures de service n’a pas eu pour effet de pousser la très vaste majorité des transporteurs par camions à rehausser la vitesse de pointe à laquelle leurs véhicules sont limités. C’est la conclusion à laquelle en vient un sondage mené en décembre auprès des utilisateurs de la plateforme KeepTruckin.

Les livres de bord électroniques auraient plutôt permis d’accéder à des données permettant de générer des « gains d’efficacité dans plusieurs sphères d’opérations qui n’auraient pas été possibles auparavant », estime Becca Brown, de la firme JJ Keller Marketing & Communications.

Selon les observations de cette dernières, les pertes de productivité encourues par certains transporteurs ne les auraient pas incités, dans une proportion de plus de 81%, à augmenter la vitesse limite de leurs camions afin de se conformer à la fois de façon stricte aux règles sur les heures de service et aux heures de livraison exigées de leurs clients.

On peut présumer que la réputation des entreprises de camionnage ainsi que les hausses de primes d’assurances provenant d’un dossier entaché par des excès de vitesse ont pesé dans la balance.

Le gros bon sens également a également prévalu, plusieurs entreprises de camionnage évaluant que quelques kilomètres à l’heure de plus n’auraient pas d’incidence significative sur les délais de cueillette ou de livraison. D’ailleurs, c’est ce qu’ont dit avoir constaté les transporteurs qui, eux, avaient augmenté la limite de vitesse de leurs poids lourds à l’introduction des livres de bord électroniques.

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