Nouvelle affiliation syndicale pour les contrôleurs routiers – Pas d’impact sur le camionnage, dit-on

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Il a été annoncé hier que les membres de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ) ont voté en faveur de leur affiliation à l’Alliance de la fonction publique du Canada-région du Québec (AFPC-Québec).

« La FCCRQ avait besoin d’un coup de main pour faire valoir plusieurs dossiers importants auprès du gouvernement. L’AFPC a déjà démontré qu’elle pouvait obtenir des gains pour ses membres qui détiennent une expertise similaire à la nôtre », a déclaré le président du syndicat des contrôleurs routiers, Éric Labonté.

Que ce soit à bord d’autopatrouilles ou dans les postes et les aires de contrôle du réseau routier, les contrôleurs routiers assurent l’application d’une dizaine de lois, d’une trentaine de règlements provinciaux et de 16 articles du Code criminel. Ils ont la responsabilité d’assurer la sécurité des usagers de la route et de signaler toute irrégularité constatée sur le réseau.

L’Alliance de la fonction publique dit avoir par le passé obtenu plusieurs gains pour les agents de la paix de plusieurs secteurs, dont des augmentations salariales importantes, des postes armés et une amélioration des conditions de travail des agents frontaliers. L’AFPC est le syndicat affilié représentant le plus d’agents de la paix au Canada avec plus de 13 000 membres.

En entrevue à Transport Routier, le président la Fraternité des contrôleurs routiers assure que les camionneurs et entreprises de camionnage ne subiront pas d’impact provenant de cette transition. « Ça ne changera rien au travail qu’on fait, on va continuer à vérifier les mêmes choses », indique M. Labonté.

Quant à savoir si les contrôleurs routiers disposeront d’armes à feu comme leurs collègues des services frontaliers, aussi représentés par l’Alliance de la fonction publique du Canada, M. Labonté rappelle que ce dossier était déjà en marche avant le changement de structure syndicale. « Ça fait plusieurs années qu’on est en demande là-dessus, c’est une question de santé et sécurité au travail », dit-il, rappelant que ses homologues du Nouveau-Brunswick et de la Saskatchewan portent des armes et envisagent même l’utilisation de pistolets électriques de type Taser.

 

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