Petro-Canada fait une mise à jour sur les nouvelles catégories d’huile

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Un an après leur arrivée sur le marché, les nouvelles catégories d’huile moteur FA-4 et CK-4 causent encore une certaine confusion chez les flottes, constate Barnaby Ngai, directeur de portefeuille de catégories pour Lubrifiants Pétro-Canada. «Il subsiste encore une certaine confusion quant aux nouvelles catégories elles-mêmes et aussi quant à leur rétrocompatibilité et à leurs propriétés».

Lors d’une rencontre de mise à jour, M. Ngai a ajouté que la décision de la compagnie, l’an dernier, de complètement convertir sa gamme de produits aux nouvelles catégories CK-4 et CF-4 – nouvelles appellations et nouvelles étiquettes y compris – s’est avérée la bonne et que ses clients ont emboité le pas.

Toutefois, si les huiles CK-4, rétrocompatibles avec les moteurs existants, ont gagné la faveur des flottes, ce n’est pas le cas avec la catégorie plus écoénergétique FA-4, qui n’est pour le moment approuvée que par Detroit, et dans les moteurs les plus récents.

«On ne peut pas dire qu’elles s’envolent des tablettes, même si leur résistance au cisaillement à haute température fait qu’elles offrent la meilleure efficacité énergétique parmi les nouvelles huiles», a reconnu Brian Humphrey, agent de liaison technique OEM pour Lubrifiants Petro-Canada. «Ce n’est pas vraiment une surprise, car les exploitants d’équipement coûteux sont plutôt conservateurs, et les fabricants de moteurs sont assez prudents avec les huiles. Surtout ceux qui ont une flotte mixte (composée de moteurs récents et plus vieux) veulent utiliser la CK-4 parce qu’elle couvre tout.»

M. Humphrey croit que la catégorie FA-4 sera plus populaire lorsque les flottes seront entièrement converties aux nouveaux moteurs.

John Pettingill, spécialiste des produits, a partagé certains résultats de tests effectués avec des camions d’une masse totale de 140 000 livres, résultats qui prouvent que les nouvelles huiles offrent une meilleure protection. Les essais ont montré que la nouvelle Duron HP 15W-40 offre une meilleure résistance au cisaillement et laisse moins de dépôts de métal dans le moteur. À 70 000 kilomètres, on n’a trouvé que 50 PPM de fer.

Le transporteur de produits pétroliers albertain Jepson Petroleum s’est prêté à des essais en situation réelle qui ont montré un intervalle de vidange cinquante pour cent plus long – de 500 à 750 heures – avec la Duron SHP 15W-40. Une compagnie de collecte de matières résiduelles de Toronto a fait encore mieux en doublant ses intervalles de vidange, passant de 400 à 800 heures.

Malgré la tendance vers des huiles de plus faible viscosité, le grade 15W-40 domine avec 80 pour cent du marché. Toutefois, a précisé M. Ngai, les fabricants d’origine remplissent maintenant les moteurs en usine avec de l’huile 10W-30, ce qui pourrait convaincre les flottes de passer à une huile de plus faible viscosité, plus écoénergétique et offrant une meilleure pompabilité au démarrage.

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