Pour la FCEI, maintenir et simplifier l’ACEUM sont les priorités des PME canadiennes

Alors que les négociations de l’ACEUM entrent dans une nouvelle phase cruciale, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) demande au gouvernement fédéral de placer les priorités des PME au cœur des discussions.

Selon un récent sondage, 64% des propriétaires de PME estiment que le Canada devrait prendre le temps nécessaire pour obtenir les meilleures conditions possibles dans le cadre du renouvellement de l’ACEUM, tandis que seulement 16% préféreraient conclure un accord plus rapidement, même s’il est potentiellement moins avantageux.

(Photo : iStock)

«Les propriétaires d’entreprise sont frustrés. L’incertitude persistante entourant les tarifs douaniers et la situation commerciale retarde des décisions importantes en matière d’investissement et de croissance. Le maintien des exemptions prévues par l’ACEUM pour le Canada doit demeurer la priorité absolue du gouvernement», a déclaré Jasmin Guénette, vice-président aux affaires nationales de la FCEI.

«Bien que l’accès en franchise de droits pour les produits conformes à l’ACEUM ait été extrêmement bénéfique, les PME sont touchées par l’imposition de tarifs sectoriels, notamment sur l’acier et l’aluminium, et elles éprouvent des difficultés à démontrer leur conformité à l’ACEUM.»

Le sondage montre également une importante détérioration des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis au cours de la dernière année. En avril 2026, 70% des PME ont affirmé que la guerre tarifaire avait nui à leurs relations avec leurs clients ou partenaires commerciaux américains, comparativement à 49 % en mars 2025. De plus, seulement 40% des propriétaires de PME considèrent désormais les États-Unis comme un partenaire commercial fiable.

Par conséquent, 48 % des PME qui faisaient affaire avec les États-Unis se sont tournées vers d’autres marchés, dont près des trois quarts vers le commerce intérieur. À l’extérieur du Canada, l’Asie (40%) et les pays de l’Union européenne (39%) constituent les principales solutions de rechange. Toutefois, les coûts d’expédition élevés, les délais à la frontière et la complexité des procédures douanières limitent la diversification des échanges commerciaux.

«Les propriétaires d’entreprise font tout leur possible pour diversifier leurs échanges commerciaux, mais nous ne serons jamais en mesure de remplacer entièrement les États-Unis. C’est pourquoi il est capital de parvenir à un accord sur lequel nos entrepreneurs pourront compter dans les années à venir», a affirmé M. Guénette.

Selon la FCEI, les négociateurs devraient cibler les domaines où des améliorations communes sont possibles, notamment en rendant l’ACEUM plus accessible aux PME, en simplifiant les règles douanières et en clarifiant les règles d’origine.

«Le manque de clarté des règles d’origine, de même que les coûts élevés liés à la conformité et aux démarches administratives, amènent certaines entreprises à payer des tarifs douaniers plutôt que de se conformer à l’ACEUM. En préparant la prochaine version de l’accord, les négociateurs doivent tenir compte du fait que l’ACEUM est complexe pour les PME. Nous pouvons faire mieux. Ottawa doit veiller à conclure un accord clair, accessible et adapté aux entreprises de toutes tailles», a conclu M. Guénette.


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