Protégez la vidéo embarquée contre les cyber-menaces

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Les objets connectés font de plus en plus partie de nos entreprises, de nos véhicules et de nos vies. Cela vient avec un potentiel accru de piratage.

Selon Jim Angel, vice-président de la division Video Intelligence Solutions de PeopleNet, le fait de savoir qui gère vos données et où elles se trouvent constitue un premier pas vers la sécurisation de l’information.

En cas d’incident sur la route, une pratique courante dans l’industrie consiste à envoyer des séquences vidéo à des représentants outre-mer qui les examinent et renvoient leurs conclusions. En cours de route, vos données passent par plusieurs mains.

Mais chaque personne qui touche à vos données ou accède à votre réseau pourrait les exposer à des pirates, même involontairement. Les escrocs qui cherchent à télécharger des logiciels malveillants d’extorsion ont l’habitude d’envoyer des liens par courriel aux expéditeurs afin de transmettre un virus lors de la synchronisation des données, ou de tirer profit de vos données télématiques et vidéo qui vont et viennent.

Vérifier les partenaires et poser des questions essentielles sur leurs processus de sécurité constitue un moyen de réduire les risques. Vous pourriez aussi vous assurer que la plupart de vos données sont surveillées à l’interne, selon M. Angel.

«Personne ne traite mieux vos données que le personnel de sécurité de votre entreprise.»

Alors que des appareils de haute technologie permettent maintenant de garder une trace de tout ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur de la cabine, notamment grâce à des caméras 360 degrés et faisant face au chauffeur, plus il y a de données collectées et transférées, plus il y a de points d’accès pour les pirates informatiques. M. Angel ajoute que les flottes doivent être en mesure de justifier pourquoi elles gardent les données recueillies auprès des chauffeurs.

«D’un point de vue juridique, vous devez être prêt à défendre toutes les informations que vous avez», explique-t-il.

Chaque flotte est différente et la collecte de données est un choix personnel, mais une fois que la décision est prise, il peut y avoir des obligations à l’égard de qui doit avoir accès à cette information en cas d’accident. En dehors de ces obligations, moins il y aura de mains sur ces données, plus elles seront sûres.

Toujours selon M. Angel, les chauffeurs devraient être impliqués tôt dans le processus, et recevoir une formation sur les systèmes utilisés.

«Vous les impliquez à l’avance et leur dites : Voici pourquoi nous pensons devoir faire ça», conclut-il. «C’est devenu un problème de recrutement et de rétention.»

Non seulement un chauffeur sera plus susceptible d’être partant si les systèmes lui sont expliqués à l’avance, mais il constituera aussi une autre ligne de défense contre une possible cyberattaque parce qu’il est capable de surveiller les changements dans le système qui ne devraient pas être là, et il sera moins susceptible de faire des erreurs qui exposeront les réseaux à des dommages.

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