Québec coupe dans la paperasse que doivent remplir les entreprises
Le gouvernement du Québec a annoncé aujourd’hui la mise en place de a nouvelle Politique nationale sur l’allègement réglementaire et administratif envers les entreprises. L’objectif est de permettre aux entrepreneurs de passer moins de temps à remplir des formulaires pour plutôt se concentrer sur la croissance de leur entreprise.
« L’objectif du gouvernement est simple : réduire les obstacles pour qu’ils puissent consacrer leur énergie à ce qu’ils font de mieux, soit créer de la richesse et des emplois », peut-on lire dans le communiqué émis par le cabinet du ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Bernard Drainville.

Tous les ministères et organismes qui réglementent les entreprises devront désormais compenser l’instauration d’une nouvelle formalité administrative par la suppression d’une ou même de deux obligations existantes.
De plus, un registre public et unique des formulaires gouvernementaux destinés aux entreprises sera créé. Ceux-ci seront officiellement identifiés afin de mieux suivre leur évolution, d’éliminer les doublons, de mesurer les progrès réalisés et d’exiger des résultats de l’ensemble de l’appareil gouvernemental.
Québec compte par ailleurs exploiter davantage les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour simplifier les formulaires, éliminer les redondances et réduire les démarches répétitives.
« C’est un engagement direct envers nos PME, qui évoluent dans un environnement économique exigeant, avec la rareté de la main-d’œuvre, la concurrence internationale, la transition énergétique et l’incertitude économique. Dans un tel contexte, chaque heure économisée et chaque formalité éliminée représentent un gain concret pour leur compétitivité et pour la prospérité de tout le Québec! », s’est félicité le ministre Drainville.
La FCEI applaudit
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui regroupe des PME de partout au pays, a dit accueillir favorablement cette nouvelle initiative, rappelant que les PME consacrent en moyenne l’équivalent de 32 jours de travail par année à des tâches administratives.
« La paperasserie est comme de la mauvaise herbe : elle repousse constamment. En mesurant désormais les exigences réglementaires elles-mêmes, le gouvernement s’attaque à la racine du problème et réussira à réellement couper la paperasserie », estime François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.
La FCEI salue par ailleurs l’intégration de la Zone entreprise pour les nouvelles obligations réglementaires. Selon elle, le portail gouvernemental permettra à l’État de mieux communiquer l’accès aux programmes et mesures disponibles.
« Cela permettra de créer un réel guichet unique destiné à simplifier les interactions entre les entrepreneurs et l’État », conclut la FCEI.
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