Sous enquête, la succursale Place Vertu de la SAAQ suspend ses activités
La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) suspend les activités de son point de service situé à Place Vertu, à Montréal. Cette suspension sera en vigueur jusqu’à la conclusion de l’enquête en cours.
À la suite de signalements reçus de la part de clients, la SAAQ a déclenché une enquête administrative qui a amené le Service des enquêtes à faire des vérifications pour s’assurer du bien-fondé de ces allégations.

« Cette situation rappelle l’importance des mécanismes de contrôle mis en place », dit la SAAQ par voie de communiqué, précisant qu’elle ne fera aucun autre commentaire afin de ne pas nuire à l’enquête en cours.
L’organisation communiquera avec les clients qui avaient des rendez-vous déjà planifiés à ce point de service pour leur proposer une nouvelle date dans un point de service à proximité.
La clientèle habituelle de Place Vertu est invitée à se rendre dans les points de service de Kirkland ou Henri-Bourassa, ou encore, lorsque possible, à faire ses transactions en ligne en cliquant ici.
Série d’irrégularités
Ce qui se passe à Place Vertu n’est que le dernier épisode d’une série d’irrégularités, s’ajoutant au fiasco SAAQclic qui doit connaître son dénouement lundi prochain le 16 février alors que le commissaire Denis Gallant doit déposer son rapport final.
Avant-hier, nous annoncions l’arrestation par l’unité permanente anticorruption (UPAC) d’un ex-employé qui avait utilisé illégalement le réseau informatique de la SAAQ en 2023 et 2024 pour modifier le dossier d’une connaissance.
À l’été 2005, l’UPAC a également épinglé une employée d’un mandataire de la SAAQ de la région de Mont-Tremblant, dans les Laurentides, parce qu’elle avait détourné des fonds provenant de clients, aussi en 2023 et 2024.
En septembre 2024, la SAAQ a fermé son point de service de Montréal-Nord opéré par un mandataire à la suite d’allégations de corruption. Une fois de plus, l’UPAC avait été appelée à faire enquête.

Depuis le mois dernier, la SAAQ a un nouveau PDG en la personne de Serge Lamontagne. L’Autorité des marchés publics (AMP) exige qu’il lui rende des comptes tous les six mois afin de démonter la progression des méthodes de gestion de l’organisation, en particulier en ce qui a trait à l’octroi de contrats après les dérapages de SAAQclic.
« Ces manquements vont à l’encontre d’une gestion responsable des fonds publics, en plus de porter atteinte aux principes d’intégrité, de transparence et de saine concurrence », écrivait l’AMP dans un communiqué, la veille de la nomination de M. Lamontagne à la tête de la SAAQ.
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