TFI International voit des signes d’amélioration malgré des résultats plus faibles au premier trimestre
TFI International a déclaré des bénéfices en baisse au premier trimestre, la faiblesse de la demande en fret et la hausse des coûts liés aux accidents ayant pesé sur les résultats, mais les dirigeants ont indiqué que des signes d’amélioration des conditions de marché commencent à apparaître dans plusieurs segments d’activité.
Le bénéfice d’exploitation a reculé à 96,6 millions $, comparativement à 114,6 millions $ un an plus tôt, tandis que le bénéfice net a diminué à 43,3 millions $, contre 56 millions $. Le bénéfice dilué ajusté par action s’est établi à 0,69 $, en baisse par rapport à 0,76 $ au premier trimestre de 2025.

Les revenus sont demeurés relativement stables à 1,95 milliard $, les volumes plus faibles ayant été partiellement compensés par des acquisitions réalisées durant le ralentissement.
Les secteurs du chargement complet et de la logistique ont tous deux affiché des hausses du bénéfice d’exploitation, tandis que le transport LTL est demeuré sous pression. Le bénéfice d’exploitation du segment des chargements complets a progressé de 14% sur un an, celui de la logistique de 10%, alors que celui du LTL a chuté de 35%.
Malgré tout, Alain Bédard, président du conseil et chef de la direction de TFI International, a adopté un ton nettement plus optimiste lors de la conférence téléphonique avec les analystes, affirmant que les marchés du chargement complet se resserrent à mesure que de la capacité quitte le système.
«Ce que nous observons réellement dans le secteur du chargement complet, c’est que l’offre diminue mois après mois », a-t-il affirmé, en soulignant un resserrement de l’application des règles entourant les permis CDL ainsi que la fermeture de certaines écoles de conduite aux États-Unis.
Il a indiqué que l’exposition de TFI International au fret industriel commence à profiter de l’amélioration des conditions du marché.
«Les clients nous demandent maintenant : “Pouvez-vous nous aider? Pouvons-nous devenir partenaires?”», a indiqué Alain Bédard. «Lorsque le marché commence à se resserrer, les expéditeurs veulent devenir partenaires des transporteurs.»
L’entreprise a également indiqué que ses activités américaines de transport LTL, en difficulté depuis longtemps, pourraient enfin se stabiliser. Les dirigeants ont précisé que les expéditions se sont améliorées de façon constante au cours du trimestre, passant d’un recul de 10% sur un an en janvier à une hausse de 8% en mars, tandis qu’avril évolue sur une tendance similaire.
Alain Bédard a reconnu que des défis liés au service persistent, particulièrement en ce qui concerne la performance des livraisons en deuxième et troisième journée, mais a indiqué que les améliorations opérationnelles commencent à porter leurs fruits.
«Enfin, ces équipes commencent à se ressaisir», a souligné M. Bédard au sujet des activités américaines de transport LTL. «Nous ne sommes pas parfaits, loin de là encore, mais nous nous améliorons.»
L’entreprise a indiqué que les tarifs des chargements complets s’améliorent également, particulièrement dans les activités spécialisées de remorques à plateau aux États-Unis, où les renouvellements de contrats affichent des hausses variant du haut des chiffres simples au bas des chiffres doubles. La société concentre ses efforts sur le segment industriel plutôt que sur le commerce de détail, et sa division spécialisée de chargement complet profite de l’essor de la construction de centres de données.
Les dirigeants ont refusé de fournir des prévisions pour l’ensemble de l’exercice, invoquant l’incertitude entourant les négociations commerciales nord-américaines et les marchés du carburant, mais ont prévu un bénéfice dilué ajusté par action de 1,50 $ à 1,60 $ au deuxième trimestre.
«Je pense que 2026 est une année de transition vers un avenir beaucoup meilleur pour nous», a déclaré Alain Bédard.
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