Un accompagnement personnalisé lors de l’intégration triple la confiance des chauffeurs envers les technologies de sécurité

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Selon un nouveau rapport de Teletrac Navman, les chauffeurs qui se sentent bien préparés lors de l’intégration de nouvelles technologies dans leur flotte sont près de trois fois plus susceptibles de considérer l’accompagnement assisté par la technologie comme très efficace.

Selon le rapport récemment publié par l’entreprise, intitulé Mobilizing the Future of Fleets, 74% des chauffeurs qui se sentaient bien préparés lors de leur intégration ont jugé l’accompagnement et la rétroaction reçus par la suite très efficaces, comparativement à 19% de ceux qui estimaient avoir été mal préparés.

Pourtant, un chauffeur interrogé sur cinq a indiqué que de nouvelles technologies avaient été installées avec peu ou pas de communication de la part de la direction.

«La technologie à elle seule ne permet pas d’améliorer les résultats en matière de sécurité; c’est la préparation qui fait la différence», a déclaré Alain Samaha, chef de la direction de Teletrac Navman, dans un communiqué de presse. «Les technologies de surveillance sont plus efficaces lorsqu’elles permettent de concilier les objectifs de la flotte et les besoins des chauffeurs, et cela commence par une intégration rigoureuse. Les organisations qui accordent la priorité au facteur humain en récoltent les véritables bénéfices : des chauffeurs plus sécuritaires, moins de réclamations et une meilleure rétention du personnel.»

(Photo : iStock)

Les conclusions du rapport reposent sur un sondage réalisé en avril 2026 auprès de 600 chauffeurs aux États-Unis.

L’étude indique également que la méthode d’intégration joue un rôle important. Parmi les chauffeurs ayant bénéficié à la fois d’une formation individuelle et de matériel d’accompagnement sous forme de vidéos ou de documents écrits, 68% ont déclaré s’être sentis «très bien» préparés. Cette proportion était de 54% chez ceux qui avaient reçu uniquement des explications individuelles et de 35% chez ceux qui avaient seulement eu accès à des vidéos ou à des documents écrits.

«L’accompagnement personnalisé et individuel, appuyé par des vidéos ou des documents écrits, constitue la référence en matière d’intégration. Il permet aux gestionnaires d’adapter leurs explications aux préoccupations de chacun, de rassurer les chauffeurs au bon moment et de répondre à leurs questions avant que l’incertitude ne se transforme en résistance», peut-on lire dans le rapport. «Par conséquent, les gestionnaires doivent eux-mêmes être adéquatement préparés, ce qui signifie que les flottes doivent considérer l’intégration comme un processus opérationnel global.»

La transparence favorise la confiance

Une fois la technologie installée, le rapport souligne que l’accès aux données et la transparence quant à leur utilisation sont des facteurs clés pour maintenir la confiance des chauffeurs. Le sondage révèle que 68% des chauffeurs rencontrent des problèmes après le déploiement d’une nouvelle technologie.

Près de la moitié (45%) des répondants ont cité les préoccupations liées à la surveillance parmi les principales sources de friction. Pour y remédier, 47% ont indiqué qu’un accès facile à leurs données de sécurité renforcerait leur confiance envers les technologies de sécurité et leur permettrait de mieux comprendre les raisons de leur déploiement. Par ailleurs, 43% ont souligné l’importance d’une utilisation cohérente des données recueillies, tandis que 42% ont indiqué qu’une explication claire de la façon dont ces données sont utilisées contribuerait à les rassurer.

60% des chauffeurs ont indiqué que les applications mobiles destinées aux chauffeurs constituaient leur moyen privilégié d’accéder à leurs données de sécurité.

(Infographie : Teletrac Navman)

Les résultats montrent également que les chauffeurs font une distinction entre les technologies utilisées à des fins de sécurité et celles perçues principalement comme des outils de surveillance. Selon le rapport, 30% des chauffeurs ont indiqué que des preuves claires démontrant que la technologie sert à les protéger, plutôt qu’à simplement les surveiller, les inciteraient à rester auprès de leur employeur.

Cette constatation survient alors que les chauffeurs ont identifié la fatigue ou le stress (31%) ainsi que les contraintes de temps ou les attentes irréalistes (20%) comme les principaux facteurs contribuant aux risques sur la route.

La reconnaissance peut surpasser les récompenses financières

La façon dont les données de sécurité sont utilisées après leur collecte a également son importance.

Alors que 99% des répondants ont indiqué recevoir «une forme quelconque de rétroaction», 51% ont déclaré bénéficier d’une reconnaissance positive, tandis que 32% ont affirmé avoir fait l’objet de mesures disciplinaires.

«Les flottes ont ici l’occasion de revoir la façon dont elles structurent et transmettent leur rétroaction», peut-on lire dans le rapport. «Les mesures disciplinaires devraient être réservées aux comportements fautifs, et non aux erreurs du quotidien. L’accompagnement devrait aider les chauffeurs à comprendre ce qui s’est passé, ce qui peut être amélioré et comment leurs progrès seront reconnus.»

(Infographie : Teletrac Navman)

Les informations détaillées sur le rendement semblent avoir un impact particulièrement important auprès des chauffeurs. 52% d’entre eux ont indiqué que les fiches de pointage et les analyses détaillées de leur rendement avaient le plus contribué à améliorer leur façon de conduire, comparativement à seulement 21% qui ont cité les primes financières. Plus de la moitié des chauffeurs (55%) ont également estimé que l’examen des données brutes sur les événements, accompagné de séquences vidéo, constituait une méthode d’accompagnement efficace, contre 39% lorsque les données étaient présentées sans vidéo.

Le rapport révèle également que les chauffeurs sont 40% plus susceptibles de considérer l’accompagnement comme «très efficace» lorsque des vidéos et des données sont utilisées. 60% des chauffeurs ont jugé que l’accompagnement appuyé par des vidéos et des données était équitable, comparativement à 46% lorsque celui-ci reposait sur des discussions sans preuve vidéo.

Par ailleurs, 37% des chauffeurs ont indiqué qu’une plus grande reconnaissance pour leur bonne conduite les inciterait à rester auprès de leur employeur.

Rétroaction en temps réel

L’étude révèle également qu’il est plus avantageux de fournir une rétroaction avant qu’un incident ne survienne, plutôt que de miser exclusivement sur l’accompagnement après coup.

Parmi les chauffeurs qui reçoivent une rétroaction en temps réel dans la cabine, plus de la moitié ont indiqué vivre rarement une situation de quasi-collision, comparativement à 47% des chauffeurs qui ne bénéficient pas d’alertes en temps réel.

Il existe également un lien étroit entre les comportements détectés par les alertes en cabine et la capacité des chauffeurs à reconnaître le comportement signalé, indique Teletrac Navman. Neuf chauffeurs sur dix affirment savoir exactement ce qui a déclenché une alerte au moment où elle se produit. Par ailleurs, 86% des chauffeurs ont déclaré faire confiance à la fiabilité des systèmes de caméras alimentés par l’intelligence artificielle.

Cette intervention en temps réel est importante compte tenu des répercussions que les incidents peuvent avoir sur les chauffeurs après leur survenue.

Plus du tiers (38%) des chauffeurs déclarent ressentir davantage de stress ou d’anxiété après un événement négatif, tandis que 17% affirment que leur confiance en eux diminue. Par ailleurs, 25% des répondants craignent qu’un tel événement puisse entraîner la perte de leur permis de conduire, 20% redoutent des mesures disciplinaires officielles et 17% s’inquiètent d’éventuelles pénalités financières.

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