Une harmonisation des règlements provinciaux est prévue dans le camionnage

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Le 23 novembre dernier, l’honorable Marc Garneau, ministre des Transports, était de passage à Laval pour discuter de l’Énoncé économique de l’automne 2018, qui fournit aux Canadiens une mise à jour sur les résultats déjà livrés par les investissements du gouvernement, et expose les prochaines étapes du plan du gouvernement qui consiste à assurer la croissance de l’économie en investissant dans les emplois pour la classe moyenne. Lors de son passage, le ministre Garneau a prononcé un discours devant la Chambre de commerce et d’industrie de Laval.

«L’économie va bien», a-t-il lancé d’entrée de jeu, ajoutant que le gouvernement s’attribue souvent le mérite lorsque des emplois sont créés. «Mais c’est à la communauté et aux entreprises que revient le mérite.»

«Quand les entreprises veulent croître, elles se tournent naturellement vers le plus grand marché du monde : les États-Unis», de poursuivre M. Garneau. «C’est plus de deux milliards de dollars qui transitent entre les deux économies chaque jour.» Pour le Québec, le nouvel ALENA (l’Accord Canada–États-Unis–Mexique – signé officiellement le 30 novembre dernier) représente annuellement 57,3 milliards de dollars en exportations. «On a bien fait de tenir notre bout, même si ça a été plus long que certains auraient voulu. Le traité n’est pas tellement différent, malgré les changements.»

En ce qui concerne l’harmonisation des différents règlements provinciaux qui régissent le transport routier de marchandises, M. Garneau estime qu’il s’agit d’un facteur majeur dans le commerce interne à travers le pays. «Prenez un gros camion, un 18 roues, qui quitte Halifax pour aller à Vancouver», a-t-il dit à titre d’exemple. «Dans chaque province, il y a différentes contraintes par rapport à certains facteurs, comme la sorte de pneus et les poids maximums autorisés sur les routes de ces provinces-là. Il y a toutes sortes d’autres petites choses qui compliquent la vie. Et vraiment, dans un pays qui se dit en faveur du libre-échange, on doit commencer par démontrer qu’on est capable d’avoir un libre-échange ici au Canada. Alors du point de vue du transport, il y a des implications majeures et nous allons travailler avec les provinces pour essayer d’uniformiser les normes et les règlements du transport par camion. Nous allons aussi essayer de débâcler un certain protectionnisme qui existe dans les provinces vis-à-vis certains produits. Bien sûr, on doit travailler ensemble. C’est notre intention pour que le Canada soit davantage un pays où il y a un libre-échange entre les provinces.

Par rapport à l’électrification des transports, qu’il s’agisse de véhicules personnels, de transport routier ou de transport scolaire, M. Garneau a déclaré que le gouvernement était en train d’élaborer une stratégie pour des véhicules zéro émission, «parce qu’on croit que c’est important également de faire un virage dans le domaine du secteur automobile et des camions».

«Si on regarde la quantité de gaz à effet de serre ici au Canada, qui est produite par le secteur du transport, c’est 25 pour cent de nos gaz à effet de serre», de poursuivre M. Garneau. «C’est la deuxième plus grosse source de gaz à effet de serre au Canada. Vingt-cinq pour cent c’est beaucoup, et 85 pour cent de ce 25 pour cent proviennent des automobiles et des camions. On doit faire plus. Le Québec est un leader de ce côté-là, avec l’initiative de la province de Québec. Mais on veut que ce changement se fasse à la grandeur du pays, et on est en train d’élaborer une stratégie sur les véhicules zéro émission que nous allons mettre de l’avant dans les mois à venir.»

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