Une plateforme numérique revampée pour la formation des routiers… en ligne!

Les routes du monde font, annuellement, environ 1,3 million de morts et entre 20 et 50 millions de blessé.e.s, dit l’Organisation mondiale de la santé dans son plus récent rapport sur la sécurité routière (juin 2021). Ça c’est un décès à toutes les 24 secondes. L’alcool au volant, la vitesse, le refus de porter la ceinture de sécurité, des législations plus ou moins répressives et respectées par les usagers, des infrastructures défaillantes, la formation insuffisante, l’inattention et la négligence sont autant de facteurs qui diminuent ou augmentent les bilans périodiques.

Une mortalité en grande partie évitable

Si 93% des mortalités ont lieu dans des pays à faibles ou moyens revenus alors qu’ils détiennent 60% du parc véhiculaire du monde, les accidents de la route coûtent généralement à un État l’équivalent de 3% de son PIB (Produit intérieur brut) annuel. Les pertes financières directes des victimes, les indemnités aux blessés et aux familles des proches décédés, l’effritement de revenus de l’entourage immédiat qui doit quitter son travail ou en réduire la cadence afin de s’occuper d’un handicapé, et les coûts associés à la réhabilitation sont les conséquences permanentes d’un accident de la route.

Concrètement, le profil des victimes est loin d’être uniforme. On pense, généralement à tort, que ce sont les individus confortablement assis dans leur véhicule qui sont les plus à risque. Détrompez-vous car plus de 50% des victimes sont des usagers vulnérables : motocyclistes, cyclistes et piétons.

Malgré une vie moderne vécue à 100km/h, la vigilance et la prudence sont deux aspects sur lesquels on insiste beaucoup dans les écoles de conduite. Il est heureusement plus facile aujourd’hui de se faire injecter des techniques sécuritaires et efficaces avant de prendre la route ou lors d’une mise à jour de ses connaissances grâce « aux internets ».

Conséquences directe d’un accident causé par un conducteur ayant pris la route avec les facultés affaiblies. Crédit photo : Police municipale d’Ottawa

Adapter la formation aux contraintes modernes

Avec le développement des technologies de communication numérique, il est maintenant possible de démocratiser, partout dans le monde, la formation théorique offerte aux conducteurs en fonction de leurs besoins et disponibilités. Sans contraintes physiques ou matérielles, pouvons-nous ajouter, et sans aucune frontière pour bloquer leur désir de bonifier leurs compétences et leur professionnalisme.

C’est ce qu’offre Fleet Safety International (FSI), une entreprise privée de Calgary ouverte aux organisations et particuliers via ses 18 cours ciblés pour les différents types de conducteurs.

Sa nouvelle plateforme numérique, qui vient d’être mise en ligne, est le résultat d’une dizaine d’années de croissance pour ses cours, lesquels sont disponibles au Canada, aux États-Unis, en Angleterre mais également au Québec et au Canada français avec un (seul) cours traduit dans la langue de Molière.

« En élargissant notre offre de cours depuis une dizaine d’années, nous disait son propriétaire, Randy Flemmer Ph.D, nous pouvons dorénavant mieux répondre aux besoins grandissants des organisations et individus motivés par ces formations. »

Parmi les cours offerts, entre autres pour les conducteurs de véhicules lourds (camions et autobus), le FSI précise : la conduite préventive (le seul offert en français), la gestion de la fatigue, la conduite en hiver, la manipulation sécuritaire et efficace du camion-grue, un perfectionnement quant à l’utilisation des freins à air, l’inspection journalière et préventive du camion, la conduite de camions lourds et les poids et dimensions.

Dans un échange de courriels avec Transport routier, Montana Spetifore mentionnait, elle qui est directrice du marketing chez FSI, que l’offre de cours en français de son organisation visait un élargissement éventuel.

« Nous visons l’objectif de traduire davantage de cours en français dans un avenir plus ou moins rapproché, mais aucune décision officielle n’a été annoncée à ce jour. »

Rédacteur professionnel depuis plus de 15 ans, Christian possède une expérience considérable à titre de journaliste spécialisé en transport, notamment à titre de directeur de la rédaction de L'Écho du transport, magazine aujourd'hui disparu, et de Transport durable magazine.

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