5 choses à savoir sur la nouvelle catégorie d’huile moteur PC-12
Une nouvelle catégorie d’huile moteur pour véhicules lourds se profile à l’horizon, alors que la PC-12 est désormais finalisée et se dirige vers sa mise en marché. Nous avons rencontré Karin Haumann, gestionnaire des services techniques de fabricants chez Shell, lors du salon Truck World afin de faire le point sur ce à quoi les flottes et les responsables de l’entretien doivent s’attendre à l’approche de cette transition.
Voici cinq points clés à retenir.

La catégorie PC-12 est finalisée, mais pas encore sur le marché
La spécification PC-12 a été finalisée à la fin de décembre, fixant les limites de performance pour cette nouvelle catégorie. La prochaine étape est une période d’attente obligatoire de 12 mois imposée par l’American Petroleum Institute (API), afin de permettre aux fabricants d’huiles de développer, tester et homologuer leurs produits.
Cela signifie que les premières huiles homologuées PC-12 n’arriveront pas sur le marché avant le 1er janvier. «Il n’est pas possible de les homologuer avant le 1er janvier», a précisé Karin Haumann.
Des intervalles de vidange prolongés, l’objectif principal
Pour les flottes, le principal avantage sera probablement l’allongement des intervalles de vidange. Les huiles PC-12 sont conçues avec une meilleure résistance à l’oxydation et à la chaleur, ce qui leur permet de mieux supporter les températures élevées et la dégradation dans le temps.
Cette durabilité accrue devrait donner aux fabricants la confiance nécessaire pour allonger les intervalles d’entretien.
«Plus l’huile est stable sur le plan thermique, plus les intervalles de vidange peuvent être prolongés», a expliqué Mme Haumann.
En pratique, les flottes ne bénéficieront pas automatiquement de ces gains, l’allongement des intervalles dépendra des recommandations des fabricants, mais la capacité sera bien présente.
Entièrement rétrocompatible
Les flottes n’auront pas à s’inquiéter des enjeux de compatibilité lors du passage au PC-12. Karin Haumann a indiqué que cette nouvelle catégorie a été développée pour répondre ou dépasser les exigences des huiles précédentes, y compris les produits actuels CK-4.
«Nous avons fait de grands efforts pour nous assurer qu’elle soit rétrocompatible», a-t-elle affirmé.
Il n’y a pas d’inconvénient à passer à la PC-12 une fois qu’elle sera disponible. «Il n’y a aucune raison technique pour laquelle la CK-4 serait plus appropriée», a ajouté Karin Haumann.
Les anciennes catégories d’huile ne disparaîtront pas
Contrairement aux huiles pour véhicules légers, les catégories d’huile pour moteurs lourds ne font pas l’objet d’un retrait obligatoire du marché.
Cela signifie que les flottes continueront de voir coexister plusieurs catégories, y compris la CK-4 et même des spécifications plus anciennes, sur le marché après le lancement du PC-12.
«Il n’y a pas de retrait progressif en véhicules lourds», a souligné Karin Haumann.
Autrement dit, l’adoption se fera progressivement, et les flottes pourront continuer d’utiliser leurs huiles actuelles en fonction des coûts, de la disponibilité ou de leurs politiques internes.
Toutes les huiles PC-12 ne se vaudront pas
Même au sein d’une spécification strictement encadrée, il demeure une marge de différenciation entre les fournisseurs d’huile.
Karin Haumann a indiqué que les flottes devraient regarder au-delà de la catégorie API de base et porter une attention particulière aux homologations des fabricants lors de l’évaluation des produits.
«Un bon indicateur de qualité, ce sont les homologations des fabricants et les allégations du produit», a expliqué Karin Haumann.
Les huiles qui répondent aux exigences supplémentaires d’un large éventail de motoristes, comme Cummins, Detroit Diesel et Volvo, auront probablement franchi des seuils de performance plus élevés.
«Plus une huile compte d’homologations de fabricants, plus cela constitue un indicateur de qualité supérieure», a affirmé Karin Haumann.
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