La FCEI souligne les efforts gouvernementaux en commerce interprovincial, mais met en garde contre plusieurs risques

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) reconnaît les avancées réalisées par le Canada en matière de commerce interprovincial en 2025, tout en soulignant d’importants risques susceptibles de freiner les entreprises.

Dans sa note de recherche État des lieux du commerce intérieur : les progrès du Canada en matière de commerce intérieur en 2025, la FCEI salue les efforts déployés par les gouvernements pour améliorer le commerce intérieur, notamment par l’adoption de lois sur la reconnaissance mutuelle, l’élimination de certaines exceptions au commerce intérieur et la signature de l’Accord canadien de reconnaissance mutuelle (ACRM). Toutefois, le document met également en lumière des enjeux liés à l’application inégale des mesures, à leur portée restreinte et à un manque de transparence.

(Photo : iStock)

«L’année 2025 a été une année charnière sur le plan du commerce intérieur. Pour la première fois depuis des décennies, les gouvernements ont montré une réelle volonté de réduire les obstacles afin de bâtir un marché intérieur plus intégré», a déclaré Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI. «Or, pour que cette volonté se traduise par de véritables changements, il faut une mise en œuvre claire, de la cohérence et de la coordination.»

L’un des principaux risques mis en évidence par la FCEI concerne les lois sur la reconnaissance mutuelle, qui varient considérablement d’une province et d’un territoire à l’autre. De plus, certaines des lois adoptées ont une portée limitée, excluant des secteurs clés comme la main-d’œuvre, les produits alimentaires, l’alcool et les services, et reposent sur des exigences de réciprocité parfois subjectives, ce qui réduit leur impact réel.

La note de recherche souligne également un manque de transparence dans les protocoles d’entente conclus entre les gouvernements, ceux-ci se traduisant rarement par des engagements contraignants ou des orientations claires. En l’absence d’échéanciers précis et de résultats mesurables, ces protocoles peuvent créer de l’incertitude chez les entrepreneurs quant aux changements concrets à venir.

«Les six à douze prochains mois seront déterminants pour établir si la volonté observée en 2025 se traduira par des changements durables à l’échelle du pays. Les gouvernements doivent reconnaître que les progrès réels ne se mesurent pas par le nombre d’accords signés, mais bien par la réduction tangible des obstacles au commerce intérieur et des coûts pour les entreprises et les résidents canadiens», a indiqué Alchad Alegbeh, analyste de la recherche à la FCEI.

«Alors que le Canada connaît une véritable pénurie entrepreneuriale, il est essentiel d’éliminer les obstacles au commerce intérieur pour encourager plus de PME à s’implanter, à croître et à étendre leurs activités dans d’autres provinces ou territoires.»


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