La frontière entre messagerie et camionnage rétrécit encore

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Lorsqu’on évoquait une entreprise de messagerie il n’y a pas si longtemps, ce qu’on avait en tête c’était la livraison d’une enveloppe urgente ou d’un petit colis. Le camionnage, le « vrai » c’était le transport de charges entières ou partielles, du moins à coups de grosses palettes.

La distinction est de moins en moins claire alors que les entreprises de transport par camion traditionnelles sont de plus en plus appelées à faire des livraisons dites « du dernier kilomètre », parfois avec des véhicules de plus petite taille et plus agiles, notamment en raison de l’explosion du commerce électronique et de la multiplication de centres de traitement de commandes comme celui que Drakkar-Wiptec est à construire à Longueuil.

Ces centres de préparation de commandes ou de distribution ont besoin de camions pour y faire entrer de grandes quantités de marchandises et d’autre pour les en faire ressortir, en plus petits lots.

Parallèlement à cette évolution du camionnage, les services de messagerie se transforment eux aussi alors que leurs clients du commerce électronique ont des items toujours plus gros à livrer.

Le dernier exemple en date est celui de FedEx aux États-Unis, qui a annoncé il y a deux jours l’expansion de sa division FedEx Freight Direct, afin de livrer plus de gros objets encombrants vers des domiciles mais aussi vers des entreprises.

« La croissance du commerce électronique change rapidement les attentes des clients, créant de nouvelles opportunités sur le marché des charges partielles (LTL). Cela inclut une augmentation de marchandise entrante aux centres de distribution, que les entreprises de commerce électronique bâtissent de plus en plus près de leurs clients utilisateurs », peut-on lire dans le communiqué émis par FedEx.

La question mérite donc plus que jamais d’être posée : les entreprises de messagerie grignoteront-elles le marché des entreprises de camionnage traditionnelles un segment à la fois ou le camionnage saura-t-il se transformer pour répondre aux attentes changeantes du marché, peut-être à la faveur d’alliances?

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