La pénurie de chauffeurs est « légère », selon Québec

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Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a dévoilé hier le document État d’équilibre du marché du travail à court (2020) et moyen terme (2023) : Diagnostics pour 500 professions, qui présente un regard actualisé sur le marché du travail permettant, entre autres, de créer des outils pour soutenir les jeunes dans leur choix de carrière. Le rapport peut être téléchargé gratuitement dans son intégralité en cliquant ici.

Les diagnostics sur l’emploi sont élaborés en s’appuyant notamment sur un scénario de croissance économique et d’évolution démographique à moyen terme ainsi que sur les données les plus récentes obtenues dans le cadre de l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS) de Statistique Canada.

« Mon plan d’action pour la main-d’œuvre propose des mesures pour aider et soutenir les entreprises et les travailleurs qui doivent faire face aux défis actuels, ce qui passe notamment sur le plan du rehaussement des compétences de la main-d’œuvre, » a déclaré le ministre Boulet dans la foulée du lancement du document de recherche.

Par ailleurs, la campagne de promotion et de valorisation des emplois et professions pour lesquels la demande sur le marché du travail est importante « Découvre les métiers en toi », est en cours jusqu’en mars.

De retour pour une troisième année, cette initiative met en lumière, par l’entremise du site destiné aux jeunes Québec.ca/emploisdavenir, les métiers et professions offrant les meilleures perspectives d’emploi, notamment dans l’industrie du camionnage.

Des métiers du camionnage sont en effet identifiés parmi les professions en manque d’effectifs.

Parmi les professions évaluées en déficit de main-d’œuvre disponible par Québec, on retrouve :

  • Conducteurs/conductrices de camions de transport
  • Mécaniciens/mécaniciennes et réparateurs/réparatrices de véhicules automobiles, de camions et d’autobus
  • Mécaniciens/mécaniciennes d’équipement lourd
  • Débosseleurs/débosseleuses et réparateurs/réparatrices de carrosserie

Il est intéressant de noter que le métier de chauffeur de camion se retrouve dans la catégorie « léger déficit de main-d’œuvre disponible », alors que les gestionnaires de flottes de partout sur le continent s’arrachent les cheveux pour en recruter et ne peuvent prendre le relais des chemins de fer paralysés que partiellement en raison même de cette pénurie.

Dans les outils connexes au rapport, Québec inclut le profil des potentiels chauffeurs de camions dans la catégorie des gens méthodiques, qui apprécient « les directives claires et les méthodes bien organisées et se concentrer à fond sur un projet à la fois. »

En contradiction avec la pénurie de chauffeurs dite « légère » ci-dessus, on indique dans un autre document d’Emploi Québec que les chauffeurs de camions sont en forte demande dans 16 régions administratives de la province… qui en compte 17.

La fourchette de salaires pouvant être escomptés par les recrues est présentée par Emploi Québec comme allant de 14,29 $ à 28 $ l’heure, la médiane étant de 19,50 $. Avec ce salaire médian et en prenant pour acquis des semaines de 60 heures et que les vacances sont payées par l’employeur, cela représente un revenu d’un peu plus de 60 000 $ par an.

Cela dit, rappelons que le ministère des Transports a débloqué récemment 800 000 $ faciliter les efforts de recrutement pour le compte de l’industrie par des organismes tels que l’Association du camionnage du Québec (ACQ) ou le Camo-route.

Il est cependant encore trop tôt pour savoir si l’enveloppe d’aide au recrutement du ministère des Transports sera arrimée par ses bénéficiaires au programme de découverte des professions en déficit de main-d’œuvre du ministère du Travail.

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