La sécurité de la 117 à nouveau remise en question

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La route 117, qui mène jusqu’en Abitibi-Témiscamingue, a plus souvent qu’à son tour défrayé la manchette en raison des problèmes de sécurité routière qui s’y posent.

En janvier dernier, la députée de Labelle Chantale Jeannotte (CAQ) déclarait que la sécurité sur cette route qui pourrait passer de deux à quatre voix représentait un « enjeu de la plus haute importance », comme nous le rapportions alors.

Sa collègue députée mais adversaire politique Émilise Lessard-Therrien, qui représente Québec Solidaire (QS) dans la circonscription de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, estime que bien peu de progrès ont été accomplis et presse le gouvernement de la CAQ de « dévoiler rapidement ses intentions et son plan d’action pour sécuriser la route 117 », peut-on lire dans un communiqué émis il y a quelques jours.

Cette sortie de la députée de QS est survenue après que deux incidents se soient produits en l’espace de quelques heures sur la route 117, forçant la fermeture de la route pendant plusieurs heures.

« Ce n’est malheureusement pas inhabituel pour les gens de la région. La route 117 est l’une des seules à relier l’Abitibi-Témiscamingue au reste du Québec, alors forcément, lorsqu’un accident survient, la fermeture temporaire de la route a de grosses répercussions sur ses usagers » a déclaré Mme Lessard-Therrien, selon qui c’est l’une des routes les plus meurtrières du Québec.

« Il y a de nombreux tronçons où les dépassements et les courbes sont problématiques. Il faut agir pour remédier à cette situation qui perdure depuis trop longtemps », a-t-elle ajouté.

« Ça fait plusieurs mois que l’enjeu de la 117 revient dans l’actualité. Il en a été abondamment question lors de la campagne fédérale, or c’est un dossier qui doit être mené par Québec. J’ai envoyé il y a dix jours une question écrite au ministre des Transports, François Bonnardel, pour lui demander où en était le dossier. Jusqu’ici, nos questions demeurent sans réponse. Le gouvernement manque de transparence : on ne sait toujours pas s’il a un plan d’action pour procéder à des travaux de sécurisation ni s’il y a des échéanciers clairs », déplore Mme Lessard-Therrien.

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