Le camionnage protégé par le nouvel ALENA, assure Ottawa

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Une délégation de premiers ministres provinciaux – incluant François Legault du Québec, Doug Ford de l’Ontario, Blaine Higgs du Nouveau-Brunswick, Jason Kenney de l’Alberta et Scott Moe de la Saskatchewan – a accompagné la vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, la semaine dernière à Washington afin de discuter de relations commerciales Canada/États-Unis.

Ils y ont rencontré le représentant au Commerce des États-Unis, Robert Lighthizer, ainsi que plusieurs gouverneurs américains.

L’éventuelle ratification par le Canada du « nouvel ALENA » – aussi connu sous le nom d’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) – a été au cœur des discussions.

Lors de son point de presse à la fin de l’événement, Mme Freeland a rappelé que 70% des exportations canadiennes sont destinées aux États-Unis. Rappelons qu’une très forte proportion de ces marchandises traverse la frontière par camion.

Malgré certains relents protectionnistes chez nos voisins du sud – les États-Unis ont évoqué leur volonté de prendre leurs distances de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) – Mme Freeland a plaidé pour une ratification sans délai par le Canada du nouvel ALENA.

Il reste que, pour l’industrie du camionnage, un accord commercial n’a de réelle valeur que s’il y a de la marchandise à transporter d’un côté à l’autre de la frontière, sans que les volumes soient affectés par une forme ou une autre de droits compensatoires.

La vice-première ministre Freeland a assuré que les dossiers de l’aluminium et du bois d’œuvre avaient fait l’objet de discussions avec ses collègues américains, tout comme celui de l’acier de construction qui fait l’objet d’un différend devant l’International Trade Commission comme nous l’avons abordé récemment.

En réponse aux questions de Transport Routier, l’attachée de presse de Mme Freeland, Katherine Cuplinskas, a déclaré : « Le Canada croit fermement que ses exportations d’acier de construction ne portent pas préjudice à l’industrie domestique des États-Unis », ajoutant que le Canada estime les mesures commerciales des États-Unis sont injustes et injustifiées.

« Si l’International Trade Commission des États-Unis décide de conserver les droits de douane, le Canada contestera cette décision ainsi que le maintien de ces droits de douane sur le secteur de l’acier canadien », ajoute Mme Cuplinskas.

Quant à l’avenir de l’industrie du camionnage dans le cadre du nouvel ALENA, l’attachée de presse de celle qui l’a négocié se veut rassurante.

« Nous avons préservé les droits de l’industrie du camionnage canadien, y compris les services de camionnage transfrontaliers » a-t-elle déclaré dans un premier temps.

« Nous nous sommes aussi battus pour préserver des politiques assez souples qui permettent l’adoption et la préservation des mesures relatives au cabotage », a précisé Mme Cuplinskas.

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