Les 10 sujets qui ont marqué l’industrie du camionnage du Québec en 2025

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L’année 2025 touche à sa fin. Elle aura été particulièrement riche en nouvelles pour l’industrie du camionnage. Entre l’incertitude économique persistante, la montée de pratiques illégales et déloyales, ainsi que de nombreux enjeux liés à la technologie et au transport durable, les acteurs du milieu ont traversé une année houleuse et mouvementée.

Mais qu’est-ce qui a le plus retenu l’attention en 2025 ?

Nous avons recensé les dix sujets qui ont marqué l’industrie du camionnage québécois cette année, soit ceux qui ont le plus fait réagir les acteurs du secteur et qui ont influencé de façon tangible son développement.

10. Les 25 ans de Transport Routier

Nous nous permettons ici une liberté en soulignant un anniversaire qui nous tient à cœur. En 2000 paraissait le tout premier numéro de Transport Routier. Depuis, notre média a documenté un quart de siècle d’évolution du camionnage au Québec, au Canada et en Amérique du Nord, traversant de grands bouleversements mondiaux et sectoriels.

Cet anniversaire coïncidait avec le 40e anniversaire du Salon du camionnage québécois ExpoCam, dont nous sommes la publication officielle, un événement qui a accueilli près de 9 000 visiteurs cette année.

Geneviève Guilbault et Jonatan Julien (Photo : Page Facebook de Jonatan Julien)

9. Jonatan Julien devient ministre des Transports du Québec

Le 10 septembre 2025, le premier ministre François Legault a procédé à un remaniement ministériel. L’ancien ministre responsable des Infrastructures, Jonatan Julien, a alors été nommé ministre des Transports et de la Mobilité durable, succédant à Geneviève Guilbault, en poste depuis 2022.

M. Julien devient ainsi le principal interlocuteur gouvernemental des associations de camionnage québécoises, devant notamment gérer des dossiers sensibles comme Écocamionnage et Chauffeur inc.

(Photo : Lion Électrique)

8. Lion Électrique n’est plus

Au début des années 2020, Lion Électrique affichait de grandes ambitions. Déjà bien établie dans la fabrication d’autobus électriques, l’entreprise avait étendu ses activités aux États-Unis avec une usine à Joliet, en Illinois, tout en développant une gamme de camions électriques.

Cependant, la situation s’est rapidement détériorée en 2024 : pertes financières importantes, licenciement de centaines d’employés, fermeture de l’usine de Joliet et placement sous la protection des créanciers. L’année 2025 fut également marquée par une action collective de ses actionnaires et par le refus du gouvernement du Québec de financer une relance jugée «irresponsable». Lion existe toujours, ayant été racheté par un groupe d’investisseurs québécois. La compagnie a cependant abandonné la fabrication de camions et se concentre désormais à 100% sur la production d’autobus scolaires électriques à son usine de Saint-Jérôme.

(Photo : ACQ)

7. Décès de Charles Landreville-Nadeau

L’industrie du camionnage québécoise a été ébranlée par le décès de Charles Landreville-Nadeau, survenu cette année à l’âge de 42 ans.

Président du transporteur Groupe Nadeau et représentant de la troisième génération à la tête de l’entreprise, il occupait également les fonctions de secrétaire-trésorier et d’administrateur de la Fondation pour la formation en transport routier de l’Association du camionnage du Québec (ACQ) depuis huit ans. Son décès laisse un vide important au sein de l’industrie.

(Photo: Steve Bouchard)

6. Le va-et-vient d’Écocamionnage

L’automne 2024 a été marqué par la suspension du programme Écocamionnage, freinant considérablement l’achat de camions électriques et la transition énergétique du secteur au Québec. L’attente s’est prolongée jusqu’au dévoilement du Plan de mise en œuvre 2025-2030 du Plan pour une économie verte, annonçant un budget de 415 M$ sur cinq ans pour relancer le programme.

Après plusieurs mois supplémentaires et de nombreuses pressions de l’industrie, une motion a finalement été déposée à l’Assemblée nationale afin d’assurer un retour rapide du programme. Écocamionnage est aujourd’hui officiellement de retour jusqu’en 2028, avec un financement total de 145,4 M$.

(Photo : CFTR)

5. La formation obligatoire pour le permis de classe 1 entre en vigueur

Après des années de discussions, le Québec a finalement mis en place une formation obligatoire pour l’obtention du permis de classe 1, à l’image de ce qui existe ailleurs au Canada.

Depuis le 15 décembre 2025, les aspirants chauffeurs doivent suivre soit le Programme d’éducation à la sécurité routière (PESR – classe 1) de 125 heures offert par un prestataire reconnu par la SAAQ, soit un DEP en transport par camion d’une durée de 615 heures.

(Photo : Contrôle routier Québec)

4. Le retrait des contrôleurs routiers des routes

Chargés d’assurer la sécurité et la conformité sur les routes, les contrôleurs routiers ont vu leur rôle considérablement réduit cette année. Le Tribunal administratif du travail a statué qu’ils ne pouvaient plus effectuer de patrouilles ni d’interventions non planifiées, les limitant aux postes de pesée.

La décision reposait sur le fait que les contrôleurs n’étaient pas suffisamment équipés pour faire face aux risques associés aux interceptions routières, comme s’était plaint le Syndicat des constables spéciaux du Gouvernment du Québec. Ce retrait a contribué à une hausse de la délinquance et à plusieurs accidents impliquant des véhicules lourds. Le gouvernement du Québec a depuis autorisé les contrôleurs à porter une arme à feu, ouvrant la porte à un éventuel retour en patrouille.

(Photo : iStock)

3. La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis

À la suite de son retour à la Maison-Blanche, le président Donald Trump a imposé une série de tarifs douaniers touchant directement le Canada. Dès le 4 mars, des droits de 25 % ont été appliqués aux importations canadiennes et mexicaines, suivis d’une hausse à 50 % sur l’acier, d’une augmentation marquée des tarifs en août et de droits de 25 % sur les camions complets à compter du 1er novembre.

Cette guerre commerciale a alimenté une forte incertitude dans l’industrie du camionnage, tout en incitant le Canada à renforcer son commerce intérieur. Bien que la Cour suprême des États-Unis ait exprimé des doutes sur la légalité de ces mesures, le dossier demeure non réglé.

(Image : Teamsters Canada)

2. La lutte contre Chauffeur inc.

Longtemps concentré en Ontario, le phénomène Chauffeur inc. s’est intensifié au Québec, créant une concurrence déloyale pour les transporteurs et ternissant l’image de l’industrie en raison de pratiques illégales et dangereuses.

L’ACQ s’est activement mobilisée, multipliant les interventions auprès des gouvernements, publiant des outils de sensibilisation et menant des campagnes médiatiques. L’année 2025 marque un tournant, avec la levée du moratoire fédéral sur les feuillets T4A et l’harmonisation des obligations fiscales au Québec, deux mesures réclamées par l’ACQ.

(Photo : Volvo Trucks)

1. La récession du fret se poursuit

La récession du fret continue de peser lourdement sur l’industrie du camionnage. Alors qu’une reprise était anticipée pour 2025, plusieurs facteurs — notamment les tarifs douaniers américains — ont prolongé le ralentissement tout au long de l’année.

Les commandes de matériel roulant demeurent faibles, les stratégies de préachat sont reportées et l’incertitude économique persiste. Plusieurs experts entrevoient une reprise en 2026, mais, comme toujours, seul l’avenir pourra le confirmer.

Mise à jour : Cet article a été modifié pour ajouter des informations sur la situation actuelle de Lion.


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  • Au point 2, vous auriez dû préciser qui a finalement réussi à faire bouger le gouvernement qui est Assez c’est assez