Les flottes mettent sur pause leur croissance et leurs projets d’expansion en raison des pressions liées aux coûts et aux tarifs douaniers
Les dirigeants de flottes à travers l’Amérique du Nord mettent leurs projets d’expansion sur pause en 2026, la moitié d’entre eux prévoyant maintenir la taille de leur flotte en raison des pressions économiques qui les poussent à adopter une approche axée d’abord sur la stabilité.
Ce changement survient alors que le contrôle des coûts devient prioritaire dans l’ensemble de l’industrie, 78% des dirigeants de flottes identifiant les économies comme leur principale priorité cette année, selon le plus récent rapport Market Pulse d’Element Fleet Management.
Le rapport, qui en est maintenant à sa cinquième édition, repose sur un sondage mené auprès de décideurs du secteur des flottes aux États-Unis (55%), au Canada (24%) et au Mexique (21%). Parmi les répondants, 58% sont directement responsables des opérations et des flottes, tandis que les autres œuvrent dans les finances et la trésorerie (26%), l’approvisionnement et les achats (9%), les ressources humaines (4%) ainsi que la sécurité et la gestion des risques (3%).

Les tarifs douaniers et l’incertitude économique plus large forcent les transporteurs à adopter une approche plus disciplinée de leurs opérations, retardant le remplacement du matériel roulant et prolongeant la durée de vie des actifs afin de préserver leurs capitaux et d’améliorer leur taux d’utilisation.
Bien que la sécurité des conducteurs demeure la deuxième priorité des flottes, derrière les économies de coûts, les commandes et le remplacement de matériel roulant sont devenus moins prioritaires, enregistrant une baisse de 24% par rapport à l’an dernier et se classant au troisième rang cette année.
Plus de la moitié des répondants (54%) ont indiqué que les tarifs douaniers et les facteurs liés au commerce ont un impact modéré à important sur leurs activités, tandis que 34% rapportent un impact minimal et 12% affirment n’en subir aucun.
Les tarifs douaniers accentuent les pressions sur les coûts, poussant la moitié des flottes sondées à mettre leurs projets de croissance sur pause pour un avenir prévisible. Seulement 6% ont indiqué vouloir accroître leur capacité de flotte cette année, tandis qu’un autre 6% prévoit consolider ses actifs. Plus du tiers des flottes ont toutefois affirmé qu’elles comptaient ajouter des unités, mais à un rythme lent.

Les répercussions des tarifs douaniers poussent les flottes canadiennes à apporter des ajustements plus marqués que celles des États-Unis. Environ 30% des exploitants canadiens affirment retarder ou prolonger leurs cycles de remplacement, comparativement à 22% aux États-Unis, tandis que 18% réorientent leurs approvisionnements vers des fournisseurs locaux ou exemptés de tarifs, un taux supérieur aux 11% observés au sud de la frontière.
Investissements dans l’IA, les technologies et le développement durable
Bien que la décarbonation, le développement durable et la transformation numérique soient considérés comme des priorités par moins du quart des flottes sondées, les entreprises continuent d’investir dans les technologies qui les aident à atteindre leurs principaux objectifs.
L’intelligence artificielle (IA) fait partie de cette démarche. Plus de la moitié des répondants (53%) indiquent explorer l’IA et les outils numériques. Les cas d’utilisation les plus courants correspondent étroitement aux principales priorités pour 2026 : améliorer la sécurité des conducteurs (67%) et contrôler les coûts des flottes (61%). D’autres utilisent aussi l’IA pour automatiser les tâches administratives, ainsi que pour la maintenance prédictive et la planification des réparations.

Cependant, le rapport souligne que des obstacles à l’adoption demeurent, notamment le manque d’expertise à l’interne, les préoccupations liées à la sécurité des données et les coûts d’implantation, qui sont les facteurs les plus souvent mentionnés.
En ce qui concerne les efforts en matière de développement durable, 19% des transporteurs indiquent être aux premières étapes de planification de leur transition vers les véhicules électriques, soit une hausse de 11% par rapport à l’an dernier. Un autre 19% affirme être actuellement en processus d’électrification, tandis que les autres ne considéraient pas cet enjeu comme une priorité stratégique au moment du sondage.
Parmi les entreprises qui n’ont pas de plan d’électrification, 60% ont indiqué qu’elles seraient intéressées à ajouter des véhicules hybrides ou utilisant d’autres carburants de remplacement à leur flotte.
Vous pouvez consulter gratuitement le rapport complet ici.
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Il faudrait préciser que les entreprises légales maintiennent le statu quo, tandis que les transporteurs illégaux gagnent rapidement des parts de marché.