Les grands trains routiers peuvent circuler l’hiver et le dimanche… sous de strictes conditions

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Le ministère des Transports du Québec (MTQ) n’a pas tardé à suivre la tendance d’assouplissement des règles de circulation des grands trains routiers (GTR, deux remorques de 53 pieds attelées à un seul tracteur) observée récemment en Ontario, telle que rapportée par Transport Routier il y a un peu plus de deux semaines.

Le MTQ a en effet annoncé officiellement ce matin que des modifications aux conditions de circulation des GTR en sol québécois entreront en vigueur le 28 novembre. Les autorités disent avoir tenu compte de l’évolution de la conjoncture pour actualiser les normes qui remontent à 2014.

La modification la plus importante est liée à la période hivernale, plus précisément les mois de décembre, janvier et février, où les GTR seront autorisés à circuler, à l’exception des jours fériés et du 26 décembre.

La circulation des GTR sera également permise le dimanche.

Conditions strictes

Même si les périodes où les GTR peuvent circuler ont été étendues, leur utilisation est loin d’être déréglementée. Il faut toujours détenir un permis spécial pour opérer des camions en cette configuration et les entreprises de camionnage et leurs chauffeurs doivent démontrer de différentes façons le sérieux avec laquelle ils gèrent la sécurité routière.

Dans un premier temps, le titulaire d’un permis de GTR doit dresser, pour chaque trajet envisagé, une liste des lieux d’arrêt sécuritaires en cas de dégradation imprévisible des conditions météorologiques, des conditions de la route ou de la visibilité.

Les chauffeurs, eux, doivent pouvoir établir qu’ils ont vérifié, au maximum trois heures avant leur départ, les prévisions météorologiques auprès de deux sources différentes, s’abstenir de circuler si ces prévisions ne sont pas favorables et conserver ces données ainsi que la date et l’heure de chaque consultation.

La même rigueur s’applique à la vérification par le chauffeur de l’état du réseau routier auprès du service 511 du MTQ. « Le conducteur doit connaître les conditions routières, les travaux routiers et les avertissements en vigueur, et conserver ces données ainsi que la date et l’heure de chaque consultation », peut-on lire dans la documentation officielle du ministère des Transports.

Questionné à savoir de quelle façon les chauffeurs doivent « conserver ces données ainsi que la date et l’heure de chaque consultation », tant pour la météo que pour l’état du réseau routier, un porte-parole du ministère indique qu’une capture d’écran de la consultation des sites officiels où on aperçoit l’heure où laquelle cette vérification a été faite pourrait être conservée sur la tablette du chauffeur s’il dispose d’un tel outil. Sinon, ces pages pourraient être imprimées et conservées comme on le fait pour un livre de bord.

Rappelons que les grands trains routiers requièrent deux fois moins de chauffeurs pour transporter la même quantité de marchandise que deux camions séparés, en plus de générer des économies de carburant et des réductions d’émissions substantielles. Ils ne peuvent cependant circuler que sur des autoroutes à chaussées séparées.

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