L’intimidation au travail nuit à la rentabilité – Pertes évaluées à 20 milliards $ par an

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Une atmosphère de travail toxique ne fait pas que nuire à la rétention des employés dans une industrie déjà aux prises avec une forte pénurie de main-d’œuvre, elle porte également atteinte à la rentabilité des entreprises où elle a cours.

Faute de lutter activement contre les comportements hostiles en milieu de travail (intimidation, mauvais traitements, harcèlement et discrimination), les organisations risquent d’avoir du mal à recruter et à conserver des employés compétents et de voir baisser leur productivité et leur rentabilité, précise un groupe de sommités en matière de problèmes en milieu de travail.

« Les organisations doivent s’attaquer à ce sujet épineux, sous peine de se laisser distancer par la concurrence », affirme Sheldon Kennedy, ancien hockeyeur, victime de harcèlement et cofondateur de Respect Group. « Elles doivent se demander sans détour si ce genre de comportement existe chez elle et, le cas échéant, s’engager à prendre les mesures nécessaires pour y mettre fin », ajoute-t-il.

Selon la Commission de la santé mentale du Canada, les problèmes de santé mentale constituent la principale cause d’invalidité de courte et de longue durée au Canada. On estime le fardeau économique à 51 milliards de dollars par année, dont près de 20 milliards de dollars en pertes subies en milieu de travail.

Les experts conviennent que l’étape la plus importante est l’établissement d’une culture de respect et de tolérance zéro pour les comportements hostiles au sein d’une organisation et qu’il incombe à la haute direction de donner le ton. Depuis le 1er janvier, les employeurs du Québec sont d’ailleurs tenus de se doter d’une politique anti-harcèlement.

« Les milléniaux adhèrent profondément aux valeurs d’une organisation et veulent travailler pour des entreprises qui partagent leurs valeurs », a déclaré Soula Courlas, associée de la firme KPMG. « Les employeurs doivent répondre aux attentes de leurs employés milléniaux, sous peine de perdre cette précieuse source de talents et de futurs leaders », a-t-elle conclu.

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