Pires routes du Québec : le CAA attend le budget de la CAQ

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CAA-Québec dit se réjouir que la majorité des routes montrées du doigt lors de la campagne Les pires routes du printemps 2018 soient réparées, au moins partiellement, ou en voie de l’être.

L’organisation qui représente les usagers de la route admet que des efforts louables sont déployés en matière de mise à niveau des infrastructures routières – cinq milliards de dollars sur trois ans ont été annoncés le printemps dernier et le réseau secondaire a droit à 50 millions de dollars supplémentaires par année.

Le CAA ajoute néanmoins du même souffle que le déficit d’entretien est loin d’être réglé. Il s’agit d’un enjeu d’autant plus important que « le réseau routier joue un rôle vital dans le dynamisme de notre économie », affirme l’association.

« Le premier budget de la Coalition avenir Québec sera l’occasion d’envoyer un signal clair concernant la remise en état de notre réseau routier vieillissant », prévient le CAA à l’intention du gouvernement de François Legault.

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) abonde dans le même sens. « Il est vrai que nous avons observé des améliorations, et c’est une bonne nouvelle », indique Jacques Demers, président de la FQM. « Il n’en demeure pas moins que nous faisons face à 25 années de sous-financement dans l’entretien de notre réseau routier local », ajoute-t-il.

Parmi les routes particulièrement en mauvais état identifiées par le CAA et ses membres et dont l’état continue de faire l’objet de leur surveillance, on retrouve : le boulevard Gouin Est, à Montréal; la Traverse de Laval, à Lac-Beauport; le Chemin Saint-Henri à Mascouche; le Chemin de la Rivière-Châteauguay, à Ormstown ainsi que la célèbre route 389, sur la Côte-Nord.

Au sujet de la 389, le président de Transport OSI, Norbert Demers, déclarait dans un article que nous avons publié en août dernier : « C’est presque impraticable à certains endroits, tu cales jusqu’au différentiel. »

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