Une nouvelle règle de la FDA lève un obstacle au dépistage de drogues par prélèvement de salive
Le 7 octobre, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a levé un obstacle réglementaire qui freinait la mise en œuvre de méthodes avancées de dépistage de drogues chez les camionneurs.
La nouvelle règle de la FDA exempte les tests de dépistage de drogues réglementés de l’obligation d’obtenir une autorisation préalable en vertu de la procédure 510(k), qui constituait le principal obstacle pour les laboratoires souhaitant obtenir la certification nécessaire pour effectuer des tests salivaires. Selon l’American Trucking Associations (ATA), cette décision ouvre également la voie à d’autres méthodes de dépistage, notamment les tests capillaires.
«Un programme moderne de dépistage des drogues est essentiel pour empêcher les conducteurs aux facultés affaiblies de prendre le volant et protéger les usagers de la route», a déclaré Henry Hanscom, directeur du plaidoyer et des affaires publiques de l’ATA. «Cette mesure, attendue depuis longtemps, ouvre la voie au développement, par les laboratoires, de méthodes de dépistage plus précises, moins invasives et plus difficiles à contourner, tout en permettant aux employeurs d’y avoir accès. Elle permettra également aux programmes fédéraux de réagir plus rapidement aux nouvelles menaces liées aux drogues. Il s’agit d’une victoire importante pour la sécurité routière et d’une étape cruciale vers le renforcement de la main-d’œuvre dans l’industrie du camionnage.»

Le dépistage par prélèvement de salive a été approuvé à des fins réglementées en 2023, mais la procédure d’autorisation 510(k) empêchait les laboratoires américains d’obtenir leur certification. Cette exigence risquait également de retarder l’adoption des tests capillaires, une fois que le gouvernement fédéral aurait publié les lignes directrices à cet effet.
Selon l’ATA, la dépendance excessive aux tests urinaires a créé d’importantes lacunes dans le système de dépistage, notamment en favorisant la multiplication des tentatives de fraude. D’après une analyse des données de Quest Diagnostics, le nombre d’échantillons d’urine substitués et invalides a augmenté de plus de 370% et de 36%, respectivement, entre 2022 et 2023 chez les employés occupant des postes liés à la sécurité et soumis à la réglementation fédérale.
En mai, la FDA avait initialement proposé cette règle et lancé une période de consultation publique.
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