Camions à hydrogène : Partenariat France-Québec

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Le gouvernement du Québec, via sa société d’État Transition énergétique Québec (TEQ), a annoncé aujourd’hui avoir conclu une entente de partenariat avec l’Agence française de de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, qui a un mandat similaire.

L’alliance a été officialisée lors d’une cérémonie qui s’est tenue aujourd’hui dans le cadre du Sommet Movin’on 2019. Elle fait suite à la mission de Transition énergétique Québec en France réalisée en novembre 2018, lors de laquelle des représentants de différentes entreprises et institutions françaises engagées dans la transition énergétique ont été rencontrés.

Les chercheurs s’intéressent au secteur des transports, notamment au rôle que l’hydrogène peut y jouer à titre de carburant de remplacement.

La firme américaine Nikola Motor a justement décidé de parier sur la pile à combustible à hydrogène et cela lui a notamment valu un juteux contrat de 800 tracteurs de la part du brasseur de la Budweiser, Anheuser-Busch, comme nous l’annoncions en mai dernier.

Il faut également tenir compte de considérations géostratégiques telles que le savoir-faire français en matière de production d’hydrogène et l’abondance d’hydro-électricité à bas prix au Québec. L’énergie électrique est requise en quantité dans le processus d’électrolyse menant à la production d’hydrogène.

En entrevue à Transport Routier, le directeur des communications pour le Canada de la multinationale française Air Liquide, David Asselin, confirme que notre électricité propre constitue un atout de taille, puisqu’un camion électrique dont l’hydrogène proviendrait de combustibles fossiles ne ferait pas vraiment avancer la lutte aux gaz à effet de serre (GES).

Air Liquide est présente au Québec, à Bécancour, où elle déploie le plus grand électrolyseur PEM (membrane échangeuse de protons) au monde, d’une capacité de 20 mégawatts (MW) pour la production d‘hydrogène décarboné qui desservira l’est du continent.

Les installations d’Air Liquide à Bécancour.

« Air Liquide est en phase avec l’esprit du geste qui est posé [l’entente France-Québec] », déclare M. Asselin, soulignant que l’entreprise est l’instigatrice de l’Hydrogen Council, un regroupement d’une cinquantaine de multinationales dont fait également partie Toyota dont l’intérêt pour les poids lourds à hydrogène est manifeste.

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