Le gouvernement et l’achat de camions électriques – Projets expérimentaux à venir

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Il arrive sporadiquement que des fabricants de camions électriques déplorent le peu de place qu’accordent à leur avis les administrations publiques à l’achat de ces véhicules propres. La dernière intervention en date a été faite par la Compagnie Électrique Lion, dont le siège social se trouve à St-Jérôme au Québec et dont nous avons fait état ici.

Essentiellement, les défenseurs des camions électriques estiment que les appels d’offres des différents paliers de gouvernement ne tiennent pas suffisamment compte des économies que permettent de réaliser des camions électriques sur l’ensemble de leur cycle de vie.

Transport Routier est allé voir du côté du gouvernement du Québec pour y voir plus clair. Dans un premier temps, on indique que l’organisme chargé de l’achat de véhicules pour l’ensemble de la province, le Centre de Gestion de l’Équipement Roulant (CGER) peut déjà adapter ses appels d’offres publics en fonction de l’électrification des transports.

Le CGER a d’autre part devancé son échéancier cible pour l’achat de véhicules légers électriques, atteignant la marque des 1000 unités un an avant la date prévue. Sur le site Web de l’organisme, on retrouve par ailleurs plusieurs outils destinés à des ministères ou des municipalités qui envisagent l’achat de véhicules légers électriques.

Ça se complique pour l’achat de camions électriques par le gouvernement en raison du peu de données disponibles pour le moment. « Considérer le coût total d’acquisition de camions électriques est, pour l’instant, un exercice difficile puisque la fiabilité du produit et les coûts d’entretien avancés ne sont pas démontrés. En effet, il n’existe pratiquement pas d’historique de fiabilité à long terme (une donnée essentielle afin de déterminer les coûts d’entretien les plus crédibles possible) », indique le service des communications du ministère des Transports du Québec. « La prudence s’impose dans le secteur du camionnage entre autres car les produits offerts en ce moment répondent peu à notre besoin », ajoute-t-on.

Notons qu’Hydro-Québec vient d’investir massivement dans Dana-TM4 qui travaille sur des systèmes de propulsion électriques pour camions, que le CGER du Québec a fait l’essai d’une voiture électrique de la compagnie chinoise BYD qui fabrique également des camions électrifiés qui ont fait leurs preuves dans les environs du port de New York et que des fabricants actifs au Québec tels que Paccar, Prévost (Groupe Volvo) et Lion sont clairement identifiés dans le Plan d’action en électrification des transports du gouvernement du Québec.

Des subventions sont également offertes par Québec pour l’achat de camions électriques par les entreprises privées.

Il y a ainsi lieu de croire que les véhicules lourds électriques prendront de plus en plus de place au sein des parcs de camions du gouvernement du Québec et des municipalités.

Et cela pourrait survenir plus tôt qu’on le croit, à la lumière de cette affirmation du ministère des Transports : « Le CGER continue d’exercer une veille systématique du secteur, suit le développement du marché de très près et prévoit initier des projets expérimentaux sous peu. » Le porte-parole du MTQ Gilles Payer confirme que ce sont bien des véhicules lourds qui seront impliqués dans ces « projets expérimentaux ».

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