Un axe Québec/Nouveau-Brunswick complété en 2025 pour les grands trains routiers

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Voici le troisième volet d’une entrevue exclusive réalisée par Transport Routier avec le nouveau ministre des Transports du Québec, M. François Bonnardel. Après le dossier des « Chauffeurs Inc. » mercredi et l’avenir du programme Écocamionnage ainsi que les péages sur l’autoroute 30, hier, voici le volet sur les grands trains routiers et leur capacité de circuler dans l’est du Canada.

L’efficacité du transport par camion de tout l’Est du Canada repose en partie sur l’utilisation des grands trains routiers, aussi connus sous l’acronyme anglais LCV, pour « Long Combination Vehicles ». Il s’agit d’un ensemble comprenant un camion tractant deux remorques pleine longueur de 53 pieds chacune.

Cette configuration de véhicule permet d’atténuer partiellement les effets de pénurie de main-d’œuvre puisqu’un seul chauffeur peut transporter le volume de deux camions.

L’environnement est également gagnant, puisqu’un seul tracteur émettant des GES transporte le double de marchandise. Cependant, ces véhicules ne sont admis au Québec que sur les autoroutes à quatre voies, ce qui cause un goulot d’étranglement près de la frontière avec le Nouveau-Brunswick, où la route 185 n’offre encore que deux voies sur certaines portions.

Nous avons déjà publié un texte au sujet des irritants que cela provoque pour plusieurs transporteurs en septembre dernier et avons demandé au ministre des Transports du Québec de se prononcer sur la question.

D’emblée, M. Bonnardel reconnaît les avantages de cette configuration de véhicules. « Le Québec se montre avant-gardiste depuis 1986 en autorisant la circulation de trains routiers de plus de 25 mètres (grand train routier) et déploie des efforts considérables pour favoriser l’utilisation de ce type de véhicule pour des raisons environnementales et économiques évidentes », déclare-t-il.

Il ne faut apparemment pas s’attendre à ce que la circulation des grands trains routiers soit permise tous azimuts sur les routes du Québec cependant. « Il est important pour nous d’assurer la sécurité des usagers de la route et des infrastructures », précise le ministre Bonnardel.

Quant à savoir si ces grands trains routiers pourront bientôt relier l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick via la route 185 lorsqu’elle sera aménagée en autoroute à quatre voies avec division centrale, M. Bonnardel évoque un horizon de deux à six ans, rappelant qu’il y a un processus et des étapes à suivre.

« Le Ministère accorde une grande importance au projet de réaménagement de la route 185 en autoroute. La complétion de cette autoroute permettra de valoriser le commerce, l’industrie et le tourisme en assurant une visibilité aux municipalités à partir de l’autoroute », dit-il d’abord.

« Les travaux de la troisième et dernière phase ont débuté en septembre 2018 et visent à achever le tronçon de 40 km entre Saint-Antonin et Saint-Louis-du-Ha! Ha! Afin d’optimiser la réalisation des travaux, le Ministère a scindé cette phase en sept tronçons qui seront mis graduellement en service entre 2021 et 2025 », ajoute M. Bonnardel.

« Une fois cette dernière phase terminée, l’autoroute 20 comptera quatre voies, à deux chaussées séparées sur toute sa longueur, entre Montréal et le Nouveau-Brunswick » conclut le ministre des Transports.

Lundi : Pénurie de main d’œuvre et immigration.

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